LIVRE m, DOCUMENT GCLXXIX
Suivent ici, dans les deux opuscules, quelques lignes un peu différentes; puis, de nouveau, identité complète.
Us (les Grecs) sont restés précisément au temps du schisme au IX* siècle. Us n'ont pas marché depuis ; ils ne connaissent pas les controverses qui se sont agitées sur ces matières dans l'Église occidentale; ils n'ont lu ni Bossuet, niBellarmin, ni MelchiorCano...
Jusque-là les Conciles étaient la grande forme de la vie de l'Église, il s*en assemblait sans cesse; toutes les grandes définitions dogmatiques avaient été rendues en Concile.
Man crinnere sich ûbrigens auch, dass die Griechen seit dem Schisma stehen geblieben sind.
Sie haben nicht in unsern Schulen studirt, Bellarmin und die andern Theologen nicht gelesen.
Sie sind noch auf dem Standpunkt des 9. Jahrhunderts. Die Kirche, bis auf jene Zeit, hatte îhr Lebensprinzip aus den Concilien gezogen, und aile Glaubenssâtze waren bis dahin nur in Concilien festgestellt worden.
Viennent ensuite les paragraphes Y du français et II de Tallemand sur les protestants ; on essaye d'y montrer comment la définition de Tinfaillibilité empêcherait le retour tant désiré do ces frères séparés. Il y a quelque divergence dans les expressions, mais identité dans la pensée; parfois même les mots sont semblables. — Voici le sens de ce passage : Les protestants ont un grand désir de venir à nous : le docteur Pusey affirmait, il y a deux ans, à Mgr TÉvêque d'Orléans que huit mille d'entre eux prient chaque jour pour la réunion; allons-nous donc mettre entre eux et nous un nouvel obstacle? « Il faudrait, disent les deux brochures, être bien peu et bien mal instruit des dispositions présentes de nos frères égarés pour ne pas voir qu'en agissant ainsi on élèverait infailliblement, entre eux et nous, une barrière, peut-être infranchissable! »
Oui, vraiment, nous autres catholiques romains, nous ignorons tout cela. Nos plus ardents désirs, nos plus constantes prières ont bien pour objet la conversion des Grecs et des pro* testants, mais jusqu'ici nous ne voyons pas comment pourraient se réaliser de si beaux vœux. Il n'a fallu rien moins pour nous
l'enseigaer que les journaux protestants et les avis des ministres et de leurs consistoires. Chaque année, presque chaque jour, Dieu nous envoie quelque âme égarée, mais du docteur Pusey nous espérons bien peu. Au moment même où il assurait Mgr TÉvèque d'Orléans de ses bonnes dispositions, paraissait son violent Eipyivixov, livre tout rempli des plus injustes accusations contre rÉglise, contre la définition de Flmmaculée Conception et le culte que nous rendons à la sainte Vierge. La seconde partie de cet ouvrage vient de paraître sous ce titre : Uîie salutaire réunion est-elle impossible? Elle est inspirée du même esprit; elle nous montre quelles étranges illusions peut se faire un homme d'ailleurs distingué.
Les deux écrivains s'occupent, après cela des gouvernements et de la funeste impression que produira sur eux la définition du nouveau dogme. Ici encore les mêmes idées, le même ordre de pensées et souvent les mêmes expressions; le sixième paragraphe français devient le troisième et le quatrième dans Tautre version ; seulement, ici, l'auteur se souvient qu'il est allemand et il parle de l'Allemagne en juge plus compétent; une fois même il se prend à dire : « Hier, in Deutschland (ici, en Allemagne), » paroles qui ne pouvaient certainement pas se trouver dans la lettre française.
IIL — LE RESTE DE LA LETTRE : UKE ÊNIOMË
Les deux écrits passent de la question des protestants à celle des gouvernements et des pernicieux effets que fera sur eux la définition si redoutée. Sur ce points aussi, les deux auteurs se trouvent en complet accord ; toutefois il y a ici un léger uccepovicpoTepov, en ce sens que l'opuscule allemand parle d'abord des gouvernements catholiques et ensuite des étals non catholiques tandis que le français suit Tordre inverse. L'allemand est plus bref plus concis, le français plus diifus; mais en fin de compte, les pensées restent les mêmes.
c( Tous les gouvernements catholiques, y lit-on, prennent