‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 326 sur 536 · LIVRE m, DOCUMENT CCLXXIX · texte numérisé non relu

LIVRE m, DOCUMENT CCLXXIX

ombrage (misstrauen) de l'Église catholique. Trois des quatre grandes puissances catholiques de TËurope, TÂutriche, l'Italie et TEspagne, sont aujourd'hui engagées dans de déplorables luttes contre l'Église... que ces gouvernements soient ou ne soient pas coupables (!!) ce n'est pas là la question. Il s'agit de savoir de quel œil ils verront cette définition. » L'auteur français craint que si l'on déclare le pape infaillible, quand il prononce dans les matières de foi, on n'en vienne à croire qu'il a été déclaré impeccable. L'écrivain allemand va plus loin : il entrevoit comme conséquence une nouvelle invasion de Garibaldi.

Les gouvernements non catholiques, dans les deux écrits, témoignent non seulement les mêmes appréhensions, mais ils les expriment dans les mêmes termes, l'accord est donc toujours parfait :

Le Français (num. cit., page 2, Page 8, 1. 4, n. III,

col. 4, n. V).

Croit-on de bonne foi, que dé- Nun, wenn das neue Dogma

clarer le Pape infaillible ce sera proklamirt, das neue Anathema

rendre meilleure la position des ausgesprochen sein wird, wird

catholiques dans tous les pays das der Annâherung der von uns

(acatholiques) ? Croit-on que la getrennten Unterthanen dieser

Russie, la Suède, le Danemark Regierungen Vorschub leisten?

en deviendront plus doux pour Wird dies ihren Groll gegen Rom

leurs sujets catholiques? Leurs zum Schweigen bringen? Wird

haines contre Rome en seront- die Stellung der Katholiken in

elles apaisées, et le rapproche- diesen Lândern dadurch besser

chement rendu plus facile? werden ? Werden Russland ,

Schweden, Danemark milder fur sie gestimmt sein ?

Et même lorsqu'ils présentent des arguments tout à fait tbéologiques, les deux écrivains restent étroitement unis. Qu'on en juge :

Le Français (18 norembrej page 2, Page i4) n. XII.

col. 4, n. XIV).

Certaines écoles théologiques Gewisse theologische Schulen ont eu longtemps ici le môme haben lange Zeit, beide in entg( -

tort, en sens contraire : les unes voulant séparer le Pape de TÉpiscopat, et les autres TÉpiscopat du Pape.

L'Église est un corps vivant :

Corpiis. C'est là le mot sans cesse répété par saint Paul, qui s'applique à montrer dans ce corps mystique les rapports de la tête et des membres, et l'harmonie de l'organisme tout entier. Le Pape est la tête, le Chef visible de rÉglise.

Mais si l'on met la tête d'un côté et le corps de l'autre, où sera la vie ?

C'est ce que développe l'illustre llefelé dans sa remarquable histoire des Conciles.

L'Égliseestun édifice: œdificabo Bcdesiam ineam; pourquoi vouloir isoler le fondement de l'édifice et l'édiûce du fondement?

L'Église est bâtie sur la pierre ; oui, mais au-dessus de la pierre il y a Tcdifice, et la pierre n'est le fondement que par sa liaison avec rédiiice : Super Mac petram œdificabo Ecclesiam meam.

Certaine disent : Pierre est tout. Évidemment non, le chef n'est pas tout le corps.

Il n'est que le fondement, il n*est pas tout l'édifice.

L'édifice sans le fondement croulerait; le fondement sans l'édifice ne serait le fondement de rien.

gengesetztem Sinn, Unrecht gehabt, die einen, indem sie den Papst von den Bischofen,.die andere, indem sie die Bischôfe von dem Papste trennen woUten.

Ist doch die Kirchee in lebendiger Leib,ein Korper : Corpu3,pro corpore ejus quod est Ecclesia, so heisst sie der heilige Paulus unaufhorlich, underbemûhtsichin diesem mystischen Leibe die harmonischen Verhâltnisse von Haupi und Gliedern, und die des ganzen Organismus nachzuweisen.

Trennen wir also nicht das Haupt, und legen es auf die eioe Seite, und die Glieder auf die andere I Wie kônnte da das Leben bestehen ?

Das entwickelt vortrefflich Hefêle in seiner ausgezeichneten Geschichte der Concilien !

Die Kirche ist ein Gebâade :

œdificabo Ecclesiam meam; warum das Fundament vom Gebàude trennen und das Gcbâude von dem Fundament?

Die Kirche ist auf den Fels gebaut; aber iiber dem Felsen ist das Gebàude : Super hanc petram œdificabo Ecclesiam meam

Die einem sagen : Petrus ist Ailes. Nein, er ist der Fels, aber er ist nicht die ganze Kirche.

Er ist das Fundament, aber er ist nicht das ganze Gebàude.

Das Gebàude ohne das Fundament wîirde zusammenfalten. Das Fundament ohne ein Gebàude Avàre das Fundament von Nichls.

Page 1