‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 335 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CCLXXIX · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CCLXXIX

ont reçu d*elle et ont gardé? Oui, sans doute, dèsTorigine, tout existait en germe. Les planètes aussi et les étoiles ont été créées au commencement du monde ; nous n'en bénissons pas moins les conquêtes de Foptique et de Tastronomie, parce qu'elles nous ont fourni des preuves nouvelles de la toute-puissance de Dieu.

« Il faudrait démontrer, écrivent les deux Évèques, la connexion du nouveau dogme avec la sainte Écriture, car il a contre lui la Tradition. »

Cela est déjà fait : les rapports du dogme avec le texte sacré, la continuité de la Tradition ont été établis par Aguirre ^ : Gonzalez ', Bellarmin ', Muzzarelli *, Raynaud ^ le P. Schrâder ^y Zaccaria ^ et le savant Roszkovany " le démontrent et en donnent de nombreuses preuves dans leurs ouvrages. La tradition ecclésiastique qui nous montre TÉglise attendant du Pape, en matière de foi, un jugement solennel et sans appel, s'étend des premiers siècles jusqu'à nous. Gomme au v® siècle Innocent I" avait condamné seul et de lui-même, d'une manière définitive, l'hérésie de Pelage, de même au xvn® Innocent X anathématisait l'hérésie janséniste; les Évêques d'Afrique avaient demandé à Innocent I" de trancher la question, quatre-vingt-cinq Évêques de France écrivirent à Innocent X : « C'est une antique coutume de l'Église d'en référer au Saint-Siège pour les causes majeures : la, foi indéfectible de Pierre demandait que cet usage fût constamment observé. » Ceci se passait en 1651 ; cinq ans après, les mêmes Évêques français adressaient à Alexandre YII une lettre semblable. Un siècle plus tard, l'Église tout entière ratifiait les condamnations dogmatiques de Fébronius et de Pistoie, prononcées en matières dogmatiques par les seuls Pontifes.

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