IX. Attitude des Papes dans cette question
« A l'époque du Concile de Trente, la question qui nous occupe passionna vivement les esprits sous une autre forme. Pie IV écrivit à ses Légats de retirer le sujet du litige et établit cette règle si sage, de ne rien décider que du consentement unanime des Évêques : Ne de/i7iire7itnr nisi eade quitus inter Patres unaîiimi consensione constaret. » (Pallavicini, lib. XIX, c. xv.)
Tel est le langage du Janus, des Bemerkungen et de TÉvèque d'Orléans.
J'ai cherché dans Pallavicini, et, à la page citée, dans l'édition romaine de 1657, édition publiée sous les yeux de l'auteur, j'ai trouvé tout autre chose.
On discutait à Trente la question de savoir si le Pape pou* vait se dire Pontife de l'Église universelle {Pojitifex universel Ecçlesiœ). Le Cardinal de Lorraine et d'autres Prélats français lui refusaient ce titre; les Pères italiens et espagnols le lui reconnaissaient. Nous avouons que l'expression, juste en ellemême, pouvait prêter à l'équivoque. Le Pape possède une juridiction ordinaire sur l'Église tout entière, mais il n'est pas le seul Évéque; les autres Évêques ne sont pas non plus ses vicaires, puisque, eux aussi, une fois munis de leurs pouvoirs, ont une juridiction propre et ordinaire. On luttait donc avec ardeur sur ce terrain, lorsque le Cardinal Borromée, et non le Pape, adressa aux Légats en janvier 1S63 une lettre confi-