Ibid
concile particulier; le second, tenu à Nicée (325), fut un Concile œcuménique.
« Mais si le Pape avait prononcé, à quoi servaient les Conciles ? »
A un très grand bien. Sans doute, la seule autorité du Pape est souveraine et irréfragable, mais faudrait-il en conclure que la décision d'un Concile œcuménique ne met pas dans on jour plus brillant la Tradition et Taccord universel de TÉglise? Un jugement porté par le Pape seul pouvait permettre à la résistance de se baser sur quelques mauvaises raisons, comme celle d'un manque d'information; le jugement d'un Concile œcuménique ne lui offrait aucune excuse.
Et puisque l'illustre Prélat aime beaucoup saint Augustin, puisqu'il estime tant son témoignage, pourquoi ne tient-il aucun compte de deux célèbres passages qui, à notre avis, tranchent absolument la question?
Un jour le grand Docteur, parlant à son peuple, du haut de la chaire, contre l'erreur des pélagiens, vient à lui dire : « Déjà les décisions de deux Conciles sur ce point ont été envoyées au Siège apostolique ; la réponse nous est parvenue. La cause est finie! Plaise à Dieu qu'il en soit de même de l'erreur : Jam enim de hac causa duo concilia missa sunt adSedem aposiolicam; inde etiam rescripta venerunt. Causdfinita est; utinam aliquando finiatur error. » (Serm. CXXX, cap x.)
Les deux conciles auxquels il est fait allusion étaient ceux de Carthage et de Milève ; le Pape qui avait décidé seiU la question de foi s'appelait Innocent P^ Écrivant à Boniface, le grand saint répétait la même pensée : « Par ses lettres, Innocent P^ d'heureuse mémoire, a éclairé jusqu'au plus petit doute sur cette question : Litteris beatse mémorise Inocentii de hac re du* bitatio tota sublata esL » (Lib. II, ad Bonif., c. 8.)
Que signifient donc ces paroles : La cause est finie j tout doute est dissipé^ lorsque le Pape a parlé? Nous n'en dirons pas davantage sur saint Etienne, saint Cyprien et saint Augustin.
Restent les Papes Libère, Vigile, Honorius, Pascal 11. Mon Dieu 1 que de fois on a traîné les trois premiers devant le