LIVRE III, DOCUMENT CCLXXIX
7® Le concile national de l'Irlande, tenu à Thurles en 1850, dit ( De Fide caiholica, § 2 ) : « Deinde firmissime et constantissime eam proiitemnr fidem, atque ab omnibus nostrae jurisdictionis subjectis teneri volumus, quam aChristo Domino, per Apostolos acceptam, sacrosancta apostolica Romana profitetur Ëcclesia, quœ omnium Ecclesiarum mater est et magistra [Tridentinxtmy § 7, c. m, De Baptismo.)^ extra quam nec vera fides, neque salus asterna inveniri potest. — Cujus quidem Ecclesiae visibile in terris caput est Romanus Pontifex, successor beati Pétri, principis Apostolorum, in universum orbem tenens primatum, et vcrus Ghristi vicarius, omnium christianorum pater et doctor, cui pascendi regendi et gubernandi universalem Ecclesiam plena a Domino nostro J. G. potestas in beato Petro tradita est. {Conc, Flor., XXII.) Itaque quidquid Romana Ëcclesia de iide divina credendum proponit, ex intimo cordis sententia credimus et credere debemus; et quidquid rejicit et damnât, rejicimus et damnamus ; ac propterea errores omnes quos Romani Pontiiices tanquam fidei adversos proscripserunt, nos proscribimus et damnamus, atque pro virili parte conabimur ut nullum eorum vestigium in nostris diœcesibus inveniatur. »
8° Environ cinq cents Évêques, réunis à Rome, en 1867, à l'occasion du centenaire de saint Pierre, adressaient au Saint- Përe ces paroles : « Petrum per os Pii locutum fuisse credentes, quae ad custodiendum depositum a te dicta, confirmata, prolata sunt, nos quoque dicimus, confirmamus, annunciamus, unoque ore atque animo rejicimus omnia, quae divinae fidei, saluti animarum, ipsi societatis humanae bono adversa, tuipsereprobanda acrejiciendajudicasti. Firmum enim menti nostrœ est, alteque defixum, quod Patres ilorentini in decreto unionis deGnierunt : Romanum Pontificem Ghristi vicarium, totius Ëcclesia caput et omnium christianorum patrem et doctorem exi stère. »
Il n'est pas inutile d'ajouter ces graves déclarations : TÉvêque d'Orléans, dans son ouvrage la Soitverameté pontificale selon le droit catholique (Paris, 1860), nous dit : « Le Pape est
os Ecclesiœ (Saint Bernaiud), le guide des guides, la lumière du monde, le point cardinal de toutes les Églises, le chef suprême de rÉglise immortelle, le père des âmes, le guide des consciences, le juge sans appel des intérêts religieux de Thamauité. » Les paroles suivantes sont de TÉvêque de Beverley : « La doctrine de l'infaillibilité du Pape n'est pas une doctrine nouvelle, et elle ne peut l'être, car une logique invincible la fait ressortir des paroles mêmes de Notre-Sei* gneur, de la mission confiée à saint Pierre, de la nature de la charge imposée à cet Apôtre et de la constitution de l'Église. » Citons encore ce texte de Suarez (tract. De fide^ disput. x, lect. 6) : « Veritas catholica est Pontificem definientem ex cathedra esse regulam fidei quœ errare non potest, qnando aliquid authentice proponit universaB Ecclesiœ tanquam de fide divina credendum : ita docent hoc tempore omnes catholici doctores et censeo esse rem de fide certam. »
(21 novembre 1869)
Mgr Dupanloup communique à son clergé un écrit très violent dirigé contre Louis Veuillot. U a pour titre : « Avertissement adressé par Mgr ]*Évéque d'Orléans à M. Louis Veuillot, rédacteur en chef du journal VUnivers, »
Messieurs et très chers coopérateurs.
Je viens vous donner communication d'un avertissement que j'ai cru devoir adresser à M. Louis Veuillot, rédacteur en chef du j ournal V Univers.
Il m'a paru convenable et utile de vous faire cette communication.
Je n'ai pas coutume, vous le savez, de rien publier de sérieux pour la cause de l'Église, que je ne vous l'adresse.
Ainsi en ai-je agi spécialement avec vous pour mon Avertissement aux pères de familles^ et pour ma défense de l'encyclique du 8 décembre 1864.
Je n'ai pas besoin de vous dire les graves motifs qui me font