Ibid., 27 septembre i
précaution banale une venimeuse insinuation, vous n'avez pas craint de présenter comme les défenseurs d'un homme que vous traitez tous les jours d'apostat, des Évèques, que vous nommiez:
«... Il sera défendu (le P. Hyacinthe) devant le Concile par ses amis les Ëvéques de Châlons, de Bayeux, et par les Archevêques d'Avignon et de Reims *. »
Les convenances, Monsieur, je ne dis pas seulement du sentiment chrétien, mais de la plus vulgaire délicatesse, auraient dû ici vous retenir.
Car, si ce n'est là qu'un canca7ij comme vous disiez, pourquoi ne l'avez-vous pas méprisé?
Et si vous ne l'avez pas méprisé, puisque vous l'avez propagé, quel était donc votre but?
Je viens de nommer le P. Hyacinthe. Tous les catholiques ont gémi de sa chute. Vous, Monsieur, vous avez triomphé, et dès le premier jour, enfonçant pour ainsi dire dans l'abtme celui que vos violences ont contribué à y pousser, vous vous èles écrié : « C'est fini ! » — « Fruit médiocre '... Fruit gftté, et qui ne devait pas mûrir ' ! » Et vous vous en êtes « glorifié » comme d'une « victoire * ». Vous avez écrit ce mot honteux.
Giterai-je d'autres traits?
Vous avez bien osé représenter M. de Uontalembert comme un homme qui porte les armes contre l'Église, qui conduit contre elle les armées ennemies, qui déchire le sein de sa mère : « Nous ne suivrons pas, avez-vous dit, Coriolan chez les Volsques! »
Ainsi vous n'avez pu résister au plaisir de dire à la fois deux atroces injures, à lui, et à des catholiques, qui ont pu aller Irop loin, se tromper même gravement, mais qui ne sont pas pour cela des Volsques dans l'Église.
Vous avez fait, il est vrai, à l'éminent catholique, traité de la sorte par vous et dénoncé aux suspicions de tous ceux qui
i. Univers, 28 septembre 1869.