VIUuHon libérale, p
nié odieusement Pacte de ces catholiques, dont vous avez signalé à votre public, pour les flétrir, les noms, plus ou moins illustres, mais tous dignes du respect et de la reconnaissance de TÉglise.
Vous les avez accusés àUntrigue^ de complot contre le Pape et le Concile.
Première indignité : en voici une seconde, et plus grave encore.
Vous dites : « L'auteur nie Tinfaillibilité au Pape personnellement * . »
La vérité est qu'il ne traite pas cette question de théologie; mais passons. Vous continuez :
c< L'accorde4-il au Concile? c'est selon. Le Concile tout seul... »
Que voulez-vous dire ? Et où est-ce que, dans son travail, l'auteur, dont vous parlez, pose l'hypothèse d'un Concile vraiment œcuménique, où le Pape ne serait pas? Nulle part. Pas un mot de cette hypothèse.
c( Le Concile tout seul pourrait être infaillible :
« Le Concile et le Pape d'accobd pourraient ne l'être pas*. »
Vous n'avez pas pu vous tromper sur ce point. Monsieur; ils disent expressément le contraire.
Et il faut convenir que pour vous disculper en face d'une si flagrante calomnie, vous avez fait intervenir Bridoison daus cette affaire, avec une honnêteté parfaite ^
C'est même à ce propos qu'un de vos souscripteurs s'écrie, dans vos colonnes :
c< Libéralisme catholique, protestantisme catholique !
c< Les princes de la maison de Broglie appartiennent comme les autres à l'Église enseignée *. »
Ah ! Monsieur, si on ne se respectait pas soi-même, comme on vous respecterait peu !
Et tout est de ce ton et de celte sincérité ;
\. Univers, 31 oclobre 1809.