Mot admiré et défendu par Leibnitz
3. C'est ce que Pie IX rappelle dans le bref du 21 décembre 4863 à rArchevôque de Munich, où il dit : « Ëtiamsi ageretur de illa subjectione quœ fldei diyinse actui est praestanda, limitanda non esset ad ea, qute expressis œcumenicorum Gonciliorum aut Romanorum Pontillcum hujusquc apostolicœ Sedis decretisdefinitasunt; sed adea quoque extendenda, quœ
progrès du bien, sait faire servir aussi Terreur au progrès de la vérité, nous voulons dire au progrès de la science du dogme, de rintelligence de la foi. Ce progrès existe, dit Pie IX, en rappelant les paroles célèbres de saint Vincent de Lérins : « Ce progrès existe, et il est très grand ; mais c'est le vrai progrès de la foi, ce n'en est pas le changement. Il faut que Tintelligence, la science et la sagesse de tous, comme de chacun en particulier, des âges et des siècles de toute TÉglise comme des individus, croissent et fassent de grands, de très grands progrès, afin que Ion comprenne plus clairement ce que l'antiquité vénérait sans l'entendre, afin que les pierres précieuses du dogme divin soient travaillées, exactement adaptées, sagement ornées, et qu'elles s'enrichissent de grâce, de splendeur, de beauté ; mais toujours dans le même genre, c'est-à-dire dans la même doctrine, dans le même sens, dans la même substance, de façon qu'en se servant de termes nouveaux, on ne dise cependant pas de choses nouvelles K »
La foi de l'Eglise est donc un arbre vivant. Cet arbre tire toute sa sève de la vérité révélée ; mais de cette sève divine sortent des fruits sans /lombre qui, pour être toujours de même nature et toujours semblables à eux-mêmes, n'en sont pas moins d'une beauté et d'une saveur toujours nouvelles.
* V. Du SUJET ou DE l'organe DE l'iNFAILLIBILITÉ DE l'ÉgLISE.
Sur ce point, comme sur le précédent, nous l'avons indiqué déjà, la foi catholique n'a jamais varié. Vivante et entière dans toutes les Églises, telle que les Apôtres la leur ont laissée, jamais elle n'a douté d'elle-même. Mais quand elle s'est vue contestée par le schisme ou l'hérésie, elle les a confondus par les Écritures et la Tradition.
La société catholique repose donc en paix sur l'autorité que
ordinario totius Ecclesiœ per orbem dispersée magisterio tamquam dmnitaB revelata traduntur, ideoque unîversali et constanti consensu a catholicis iheologis ad ûdem pertinere retinentar. » 1. Bref du 17 mars 1856.