‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 43 sur 536 · IV · texte numérisé non relu

IV

à observer toutes les choses que je vous ai prescrites : et voilà que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles K » Il y a dans ces paroles la communication d'une triple puissance, de la puissance doctrinale : Docete; de la puissance sacramentelle : Baptizantes; et de la puissance du commandement : Docentes servare omnia quœcumque mandavi vobis. Et cette puissance du commandement, Jésus-Christ la montre tout entière ailleurs, en l'appelant puissance de lier et de délier. Tout le pouvoir spirituel est donc là : Magisterium, ministerium, imperium, toute la puissance sacrée, mais surtout la puissance doctrinale ou enseignante, qui affirme et soutient les deux autres.

Et quelle puissance enseignante ?

La puissance enseignante universelle en matière de foi : Eriseignez tous les peuples. La puissance enseignante perpéluelle : Jusqu'à la cofisommation des siècles. La puissance enseignante infaillible, c'est-à-dire appuyée sur le secours infaillible de Dieu : Et voilà que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps.

L'infaillibilité est ainsi manifestement promise, non seulement aux Apôtres, mais à leurs successeurs ; non seulement au Collège apostolique, mais au corps épiscopal.

Et pourquoi les Ëvêques seuls sont-ils les premiers pasteurs et les successeurs des Apôtres ?

Parce qu'ils reçoivent la plénitude du sacerdoce : plenitudinem sacerdotii; c'est-à-dire le sacerdoce avec la puissance qui le perpétue par l'ordination, la paternité spirituelle avec la fécondité divine.

La puissance d'ordre a donc des degrés, et elle n'est attachée tout entière par Jésus-Christ qu'au caractère épiscopal. Les Actes et les Épitres des Apôtres sont pleins de cette vérité, que nous rencontrons toute vivante dans l'histoire de l'Église.

Mais nous nous ferions une idée complètement fausse de l'Eglise enseignante, si nous perdions de vue que la puissance

i. Matth.. xxvin. 18-iO.

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