‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 45 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT GCXVII · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT GCXVII

£h bien, dans cette Église qu'il appelle le royaume des cieux, dans ce royaume spirituel qu'il prédit impérissable^ c'est à Pierre, et à Pierre seul, tibi, qu'il donne les clefs, c'est-à-dire la souveraine puissance.

Mais la puissance de Pierre n'est pas d'une autre nature que celle de l'apostolat qui est une puissance spirituelle, et voilà pourquoi Jésus-Christ en prédisant à tous ses Apôtres l'épreuve des persécutions dit encore à Pierre : Simon^ Simon, Satan a demandé à te cribler comme On crible le froment; mais f ai prié pour toi, afin que ta foi fie défaille point. Souviens-toi donc, lorsque tu seras relevé de ta chute, que ce sera a toi Raffermir la foi de tes frères *. C'est donc au chef de la puissance enseignante que Jésus-Christ promet, d'une façon spéciale, l'infaillible fidélité : Ego autem oravi pro te, ut non deficiat fides tua; et c'est la fermeté de la pierre angulaire qui affermira tout l'édifice : Et tu, aliquando conversus, confirma fratres tuos.

Une ravissante parole du Christ après sa résurrection accomplit la promesse faite à Pierre, et lui confère la suprême puissance. Pierre et les autres disciples étaient assemblés. Jésus vint à eux, et dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m' aimestu plus que ceux-ci ne m* aiment? Il lui répondit : Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux.

Il lui demanda de nouveau : Simon, fils de Jean, m'aimestu? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux.

Il lui demanda pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? Pierre fut touché de ce qu'il demandait pour la troisième fois m'aimes-tu ? et lui dit : Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez que je vous aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis.

En vérité, en vérité, je te le dis, lorsque tu étais jeune, tu te ceignais toi-même et tu allais où tu voulais; mais, lorsque tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra et te mènera oii tu ne voudras pas.

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