‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 468 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CCGVI · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CCGVI

s'est employé, comme il convient à un avocat de TÉglise, à déraciner autant que cela est possible le nouveau schisme. Pour atteindre ce but, il n'aperçoit pas de meilleur moyen que celui de rassembler un Concile général. C'est le moyen qu'il a choisi, et il en écrit aux autres rois et princes ^ »

Le dernier Concile œcuménique, celui de Trente, réclamé d'abord par la diète de Spire, arrêté dans les transactions de Nuremberg, consenti et favorisé par les princes, mais secrètement entravé par Clément YIl dans le but d'ajourner la réforme radicale de l'Église que réclamait la légation impériale, résolu définitivement dans les négociations de la paix de Crépi entre l'empereur et le roi de France, imposé par les princes, ce Concile fut enfin convoqué par Paul III, qui ne pouvait plus se soustraire aux pressions de toute nature qui l'entouraient, ni trouver de prétexte raisonnable pour un nouvel ajournement.

Dans la bulle d'indiction, Paul III déclare qu'il a consulté les princes et nommément l'empereur et le roi de France. Dans la bulle de continuation au même Concile, Jules III dit que, par ta grâce et la bonté de Dieu, il espère que tous les rois et les princes chrétiens voudront bien adhérer à son vœu, et qu'ils le seconderont et Tassisteront en cette affaire. Pie IV ajoute qu'i^ a fait connaître son dessein aux princes.

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