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consulté sur le temps et sur le lieu où se tiendra le Concile. De là le droit pour la puissance civile d'intervenir, de permettre ou d'empêcher, de fixer le temps et de déterminer le lieu de la réunion.
Lorsqu'en Tan 270 les Évêques voulurent se réunirent en Concile pour juger la cause de Paul de Samosate, ils s'adressèrent à Tempereur Aurélien, qui accordait alors la paix à rÉglise, et l'empereur prescrivit que la réunion se tiendrait à Rome. Les décisions de ce Concile concernant des biens d'Eglise que Paul voulait garder n'eurent d'effet que par un décret du prince, comme on le voit dans Eusèbe ^
Le temps et le lieu des huit premiers Conciles œcuméniques furent déterminés par les empereurs, et de leur propre autorité.
Pendant la controverse d'Eutichès, Léon !•' envoya des ambassadeurs à Théodose pour lui annoncer qu'il tiendrait, avec le consentement de celui-ci, un Concile œcuménique en Italie. Théodose mourut avant l'arrivée des ambassadeurs, qui furent reçus par Marcien. Après avoir pris connaissance de leur mission, le nouvel empereur consentit à la célébration du Concile, selon le désir de Léon ; mais il ne se conforma point au désir de celui-ci pour le lieu de la réunion, et de sa propre autorité il désigna d'abord Niçée, puis Chalcédoine. Léon loua le prince de son zèle et de sa sollicitude '.
Après le vin® siècle, les césars d'Orient maintinrent la plénitude du droit de déterminer le temps et le lieu.
Même en Occident, il est resté plusieurs traces de l'ancienne déférence de l'Église au droit des États nouvellement formés en Europe au temps de Charlemage et des rois barbares '.
Lorsque les Papes du moyen âge voulurent fonder leur domination théocratique, ils s'élevèrent contre ce droit des princes de déterminer le temps et le lieu de la réunion, et con-
1. Voici le texte latin d'Eusèbe {Histoire^ liv. VII, ch. xxx) : « Aureliaous priBcepit ut domus Ecclesiœ illis tribueretur quibus christiani et nrbis RomiP Ëpiscopi tribuendam praescriberent. »