‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 471 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CGCVI · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CGCVI

voquèrent eux-mêmes les Conciles sans négociation préalable avec la puissance civile. Dans la bulle d'indiction du Concile de Lyon en 1274, Grégoire X commande à ceux qui doivent y intervenir de se préparer ; mais il passe sous silence le lieu où il se tiendra, et dit seulement qu'il le fera savoir en temps opportun. Il ne désigne pas non plus le roi, dans les États duquel se réunira le Concile. Il ne considère les ministres des princes que comme de simples témoins. C'est le premier et l'unique exemple qu'on trouve dans l'histoire ecclésiastique d'un Concile œcuménique tenu sans consulter préalablement les princes chrétiens.

Le temps et le lieu de la convocation du Concile de Constance furent fixés par un décret de l'empereur Sigismond, avec l'assentiment des autres princes chrétiens, et toutes les tergiversations de Jean XXIII, qui ne voulait pas en entendre parler ^ , ne parvinrent pas à ébranler la volonté de l'empereur.

Lorsqu'au xvi* siècle les hommes pieux et bien pensants, soutenus parles princes interprètes de leurs désirs, invoquèrent un Concile pour mettre finaux troubles religieux de cette époque, le Pape ne voulut pas paraître seul à le redouter. U pensa d'abord de le convoquera Rome, lieu qui a toujours été favorable à l'accroissement de la puissance pontificale, comme le prouvent tous les Conciles qui portent le nom de Latran% mais les États catholiques, et particulièrement l'ambassadeur impérial ', s'opposèrent vivement à ce dessein suggéré par les Curies

Page 1