‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 472 sur 536 · Voy. Von der Hardt, t. IV, p. l · texte numérisé non relu

Voy. Von der Hardt, t. IV, p. l

2. Tous ces GoncUes œcuméniques tenus à Rome ont été funestes aux États. L'influence omnipotente des Curies, les flatteries et les menaces des Papes, la présence de la puissante Compagnie des jésuites, tout enfin, jusqu'à Tair qu'on y respire, nous font présager que le futur Concile ser désastreux, s'il se tient à Rome.

3. L'ambassadeur impérial informa les princes chrétiens qu'il n'avait pu aplanir aucune des graves difficultés soulevées ni sur le temps, ni sur le lieu, ni sur le mode de la réunion du Concile, mais qu'il insisterait pour que l'indiction ne se fit pas dans les six mois et la convocation dans une année. Que si Rome ne répondait que par des refus, ou recourait à. ses tergiversations accoutumées, alors il réunirait tous les États de l'empire et aviserait à ce qu'il y aurait à faire touchant le Concile. (Slbid., lib. YIII, p. 149.)

romaines. Des négociations longues et épineuses se poursuivirent entre le Pape et les princes sur le choix du lieu, ceux-ci préférant une ville d'Allemagne, celui-là une ville d'Italie, et principalement une ville de FÉtat pontifical. Enfin, on tomba d'accord sur la ville de Trente, située entre l'Italie et l'Allemagne. Malgré ce choix arrêté d'un commun accord, le Pape voulut transférer le Concile à Bologne. L'empereur Ferdinand et tous les autres princes protestèrent, en déclarant en plein consistoire, par l'organe de don Diego deMendoza, qu'ils dénon ceraient le Concile comme illégitime si les Pères ne retournaient pas immédiatement à Trente, et si le Pape opposait à leur retour des excuses ou des atermoiements ' . Mêmes menaces furent répétées à Bologne, dans l'assemblée des Pères, par l'ambassadeur impérial Yelasco. Le Pape Paul III et, après lui, Jules III résistèrent ouvertement au désir de l'empereur et des autres princes chrétiens. La controverse dura quelques années encore ; mais il fallut céder à la fin, et Jules III dut rappeler le Concile à Trente, reconnaissant ainsi le droit des Etats chrétiens à déterminer, d'accord avec le Pape, le temps et le lieu de la réunion œcuménique.

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