LIVRE III, DOCUMENT CCCVI
la foi est le patrimoine commun des laïques et des clercs. Il prenait une part active aux délibérations pour empêcher les violences et les tumultes, pour maintenir Tordre des matières en discussion, et pour protéger la liberté du vote. Il exigeait sévèrement des Pères qu'ils observassent Tordre des causes et des matières, ce que nous appelons aujourd'hui Tordre du jour, et il déclarait nul tout décret porté en violation de cet ordre \ Si les Pères ne s'y conformaient pas, il donnait avis de Tinfraction au Pape, et, de concert avec lui, il déclarait nulle la délibération et convoquait un autre Concile '. On voit par les actes des Conciles de Constance, de Bftle et de Trente, quelle part les États prirent aux délibérations. Ils assistèrent non seulement aux sessions solennelles, mais encore aux congrégations où se discutaient les matières qu'on allait porter aux sessions publiques '. Il n'était pas permis de prendre une décision sur un point quelconque sans avoir d'abord consulté les ambassadeurs. Ceux-ci, après avoir entendu l'avis de leurs théologiens, acceptaient le décret, ou le modifiaient dans la forme ou le fond ou bien encore en défendaient la publication ^.
1. Von dbr Habdt, t. I et II; Hist du Concile de Constance, par Tabbé