VI. Pourquoi les souverains ne convoquent plus de Conciles
ŒCUMÉNIQUES.
C'est donc un fait établi, indéniable, dit notre monsieur N... « qu'au prince appartientle droitde convoquer le Concileœcuménique, quand il le juge nécessaire au rétablissement de l'ordre public. On ne nie pas qu'en beaucoup de cas il ne soit sage et con* venable de s'adresser au Pape, mais ce recours n'est pas obligatoire par la raison qu'on n'est jamais obligé de demander Paatorisation de faire ce qui est dans son droit. Demander au Pape la convocation, c'est admettre qu'il a le droit de la refuser, ce qui serait contraire au droit incontestable de la puissance civile, m
Mais ici se présente une question. Comment se fait-il que tous ces empereurs ou rois qui, pendant plus de mille ans, pour son bonheur ou son malheur, gouvernèrent le monde catholique et furent toujours si jaloux de leurs droits, ont négligé cette importante prérogative ? Ils laissent le Pape en user tranquillement. Bien plus, ils reconnaissent la légitimité de cette conduite, soit en assistant au Concile convoqué par le Pape, oo en y envoyant des délégués, soit en y adhérant de la manière