LIVRE III, DOGUxMENT CGCVII
répondit-il pas à ces avances qu'il ne lui appartenait pas d'être, dans leurs différends, le juge des prêtres. (Soz., Hist. eccl., V, 1, 17,) Il se réserva seulemeat le rôle do protecteur de TÉglise dans les affaires extérieures (imçxoico; tûv Ixtoç). — Mais qui donc, demandera-t-on, présida le Concile? Ëusëbe ne nous le dit pas, mais Athanase et Gélase de Gyzique, dans son histoire du Concile, se chargent de nous l'apprendre. Les présidents du Concile furent Osius, le représentant de TEvêque de Rome, et les prêtres romains Vitus et Vincent. (Mansi, II, p. 806 ; et Hard. , 1. 1, p. 375.)
Mais assez. Ce n'est ici ni le lieu ni Theure de multiplier les preuves.
Dans le deuxième Concile œcuménique où nous n'apercevons ni l'empereur, ni son représentant, ni même le Légat du Pape, parce que, nous l'avons déjà dit, ce concile fut d^abord particulier, indépendant; le troisième canon, voté en Tabsencè de tout représentant du Saint-Siège, reconnaît la prééminence de Rome et place son Siège même au dessus de celui de Constantinople.
Au Concile d'Éphèse, il est vrai, Théodose II députa le comte Candidianus ; mais voyons un peu les ordres qu'il lui donne : « Je vous envoie, écrit l'empereur aux Evêques, Candidianus, mon altus cornes sacronim domesticorum ; mais il ne doit prendre aucune part aux travaux ni aux délibérations, car il n'est pas permis à celui dont le nom n'est pas au catalogue des saints Évêques de se mêler de controverses ecclésiastiques )>
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IxxX'ncxtaaTixôtç <TX8(A(Aa(iiv l7:i|jLtvvuaôat). Caudidianus devait simplement protéger le Concile contre toute insulte ou offense et lui assurer sa pleine liberté (Hard., t. I, p. 1386). Cette précaution n'était certes pas inutile après les exemples de violences et de cruautés vraiment inouïes donnés par les hérétiques à plusieurs reprises dans les conciles d'Orient. Que pensez-vous, Monsieur N..., de celte défense dtJitervenir dans les questions ecclésiastiques? ïhéodose II ne semble-t-il pas raisonner d'une tout autre manière que les théologiens de Florence?
Ce troisième Concile œcuménique fut présidé par Cyrille, qui IV. 48
déclara » lenir la place du très saint Archevêque de Rome, Célestin. A côté de Cyrille prirent place les Légats pontificaux Arcadius, Projectus et le prêtre Philippe. Ils signèrent après Cyrille et avant tous les Évêques. (Hard., 1. 1, p. 1353, 1355.) Les Pères du quatrième Concile œcuménique, tenu à Chalcédoine, écrivaient au Pape Léon : « Vous nous avez présidés par vos représentants, vous avez été pour nous ce que la tête est aux membres (àç «ç«X^ }^yjm %eixoveueç) : Tu nobis sicut caput membris prieras in iis qui tuas vices obibant. » {Lettres de saint Léon^ ii«98, t. I, 1089, édit. Baller.) Ni Tempereur ni ses représenteatfi ae signèrent les actes de ce Concile ; le premier Légat pontifical, au contraire, non seulement les signe toujours avant les autres, mais parfois encore en présence de l'empereur, fait suivre son nom de cette mention : Syiiodo prassidens. (Hard., t. II, p. 365, 407; Hefele, t. I, Einleitung\ p. 30.)
Au cinquième Concile, absence complète aussi de l'empereur et de son représentant; nous avons déjà raconté plus haut l'histoire de cette Assemblée. Ce Concile ne devint définitivement valide et ne fut regardé comme œcuménique que du jour où le Pape Vigile eut approuvé et confirmé les décrets.
Constantin Pogonat assista au sixième Concile, mais on sait à quel titre. Les prêtres Théodore et Georges, et le diacre Jean présidaient la réunion et dirigeaient les travaux, en qualité de Légats pontificaux. Bien que simples prêtres ou diacres, ils passaient avant les Évéques, et cela, parce qu'ils représentaient le Pape. (Hardouin, t. III, p. 1053, 1061, .1065, 1072.) Ils furent les premiers à signer les actes du Concile, après eux vinrent les Évêques, et enfin Tempereur avec cette formule : Legimus et comensimus. Ce dernier déclara qu'il signait uniquement
{ . Marclen et ses représentants assistèrent à ce Concile, il est ntii, et même ils eurent des sièges d'honneur. Mais il s'agit d'honneur et de rien autre chose; c'est ce que disent eux-mêmes les Pères, lorsque, après les paroles citées plus haut et adressées & Léon : « Tu nobis sicut caput membris prœeras », ils ajoutent : « pa^det; fié «içtol irp6ç eOxoo(i(gev é^pxov » (Ballk- RiNi, t. I, p. 1070}, c'est-à-dire : « Les fidèles empereurs eurent la présidence pour la formCf par politesse et par bon goût • Dans Thucydide «t Isocrate, eOxoirpiCa signifle précisément décor, hotiestas, elegantia.