‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 501 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT GCCVII · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT GCCVII

cieuse, et se dérouler de regrettables querelles. Mais où trouver le remède à ces maux? Pouvons-nous quitter ce monde? Meltez trois hommes ensemble, et vous serez bientôt obligé de constater quelque fait justificatif de Texistence de la misère humaine. Toutefois,si les représentants du pouvoir civil avaient les sentiments et les passions de Thomme, une haute pensée dirigeait leur conduite, la pensée de TÉglise; maintenir sa sécurité était Tobjet constant de leurs efforts. Au-dessus d'eux, veillait & Rome, celui que Dieu a chargé de « confirmer ses frères ». 11 faut longuement compulser les actes d'un Concile pour trouver des prétentions injustes, de vaines disputes ; partout, au contraire, se manifestent les brillants résultats de la grande œuvre à laquelle on se consacre : les Pères définissent les dogmes, rétablissent la discipline, déracinent les abus, établissent, à leur place, des lois fermes, modérées et saintes, et dotentle monde des plus utiles institutions. Ni les menaces, ni les promesses ne peuvent détourner les membres du Concile de Trente de rappeler aux rois la nature et les limites de leur pouvoir, aux Évêques l'obligation de résider dans leur diocèses et de remplir eux-mêmes leur auguste ministère, au clergé la nécessité d'être le modèle et pour ainsi dire Tâme du peuple chrétien, aux hérétiques enfin, quels que soient leur nombre et leur puissance, l'inévitable ruine à laquelle ils sont voués par leur obstination.

Voilà ce qu'a fait le Concile de Trente, voilà ce que fera celui du Vatican ; telle a été et telle sera encore l'Église de Dieu à travers les âges ; elle a vu naître, grossir et disparaître bien d'autres orages. Celte Église, voudriez-vous donc l'étouffer, Monsieur N...? Regardez un peu en arrière. Ne voyez-vous pas ces dix-neuf siècles d*une vie toujours tourmentée par la lutte et toujours victorieuse, qui vous montrent la folie de votre entreprise. La grêle peut bien parfois dévaster nos campagnes, mais elle n'épuise pas l'immortelle fécondité de notre sol. Vous êtes la grêle, l'Église c'est le sol.

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