IX. Confirmation du CoNaLE œcuménique
(( Il est naturel qu'au prince appartienne le droit de confirmation. Les décisions synodales ont presque toujours nn côté qui touche à Tordre public ; c'est pourquoi Tapprobation et Tacceptalion doivent précéder la publication par laquelle l'autorité ecclésiastique leur donne force de loi et en commande l'exécution. Cet usage antique est confirmé par des édits de Constantin, de Théodose, de Marcien et de Justinieu. Ces empereurs, usant de leurs droits incontestés, confirmèrent les actes des Conciles, premier de Constantinople, premier de Nicée, premier d'Ephëse, de Chalcédoine, de Constantinople sous Agathon et Mennas (p. 26). »
Je n'ai pas voulu enlever ou changer un mot à cette série de propositions erronnées. Et, en effet, pour qu'elles deviennent vraies, il suffit de modifier quelques termes.
« Il est naturel qu'à l'Église appartienne le droit de confirmation. Les décisions synodales traitent de matières ecclésiastiques : c'est pourquoi l'approbation et l'acceptation appartiennent nécessairement à l'autorité ecclésiastique, laquelle seule peut leur donner force de loi, en commander l'exécution. Cet usage antique est confirmé par l'exemple de tous les Conciles, et les édits des princes n'ont d'autre raison d'être que de prescrire l'observation civile des ordonnances ecclésiastiques, en les rendant lois de l'État, suivant l'exemple que nous en ont toujours donné les meilleurs princes catholiques. » Malheureusement il est impossible d'arranger ainsi la dernière partie de notre citation; la chronologie y est par trop sacrifiée : le deuxième Concile œcuménique figure avant le premier tena un demi-siècle plus tôt ; il est question d'un premier Concile œcuménique d'Éphèse et l'histoire n'en connaît qu'un seul. Enfin celui de Constantinople est présidé simultanément parle Pape Agathon et le Patriarche Mennas, qui était mort cent vingt ans avant Agathon.
Après ce précieux spécimen de science sacrée et profane,