‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 503 sur 536 · LIVRE IH, DOCUMENT GGCVII · texte numérisé non relu

LIVRE IH, DOCUMENT GGCVII

nous arrivons à Charlemagne, qui, dans un concile tenu à Francfort, confirma le septième Concile œcuménique. Au troisième Concile œcuménique de Latran les décrets sont reçus ab wïiverso clero et populo circumstantibus. Le mot populo signifie, paraît-il, Étai! Viennent ensuite les immortels privilèges de rËglise gallicane consistant à n'accepter d'autres décrets que ceux qui ont été préparés en présence des ambassadeurs du roi de France. Enfin il est question de la résistance de plusieurs États catholiques qui ont refusé d'accepter les décisions du Concile de Trente ; « aussi Pie IV crut-il n'avoir rien fait tant que le Concile n'aurait pas été accepté par les États catholiques. »

A notre tour maintenant, nous allons essayer de vous remettre en mémoire certains faits : V Tous les Conciles œcuméniques, sans exception aucune, depuis celui de Nicée jusqu'à celui de Trente, ont été solennellement approuvés par les Papes. 2^ Ils n'ont reçu le nom d'œcuméniques qu'à partir du jour où ils ont été confirmés par le Pape, et de tous leurs décrets ceux-là seuls ont force de loi qui ont été approuvés par le Saint-Siège. 3"^ Si les Papes et les Évèques ont désiré l'adhésion du pouvoir civil, ce désir était motivé par l'importance qu'ils trouvaient au maintien de l'accord entre les deux puissances et au concours que l'État, avec tous les moyens dont il dispose, pouvait prêter à l'Église, pour faire exécuter ses décrets. Il nous faudrait un volume pour énumérer toutes les preuves qui se présentent à notre esprit, contentons-nous des suivantes.

Premier Concile de Nicée^ premier œcuménique.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, les Légats du Pape, Osius^ Vitus et Vincent, signèrent les premiers, puis vinrent tous les autres Évèques. Il y eut, comme en font foi de nombreux documents, une seconde approbation donnée par le Pape saint Sylvestre, celle-ci directe et plus solennelle. Sans doute quelques-uns de ces documents sont ou postérieurs ou apocryphes.

mais craulres aussi sont absolument certains et authentiques, et celui-ci entre autres : dans un concile célébré en Italie, Tan 485, les 40Évêques qui le composent, soutiennent, en face des grecs, que les 318 Ëvèques du Concile de Nicée en ont soumis les nouveaux canons à l'approbation du Saint-Siège: Confirmationem rerum atque auctoritatem sanctx Romanœ Ecclesiœ detulerunt (Hard., t. II, p. 856). Peu de temps après, Denis le Petit, scrupuleux compilateur des décrets pontificaux, affirmait la même chose (Hard., t. I, p. 311). Constantin, il est vrai, a donné aussi son approbation. Mais comment? Tout ce que, de leur propre initiative^ les Pères avaient décidé, dans le domaine de la foi et de la discipline, il Tentoure du plus profond respect et en assure l'observance. L*exil devait être le châtiment de tous ceux qui refuseraient d'accepter le Symbole. Il voulut de plus que les décrets conciliaires devinssent lois de Tempire. (RuFiN, Hist, eccLy I, 5 ; Socrat., Hist. eccl., I, 9; Eusèbe, Viia Const., III, 17-19 ; Gelase, Acta Concilii Nicsmi, I, II, 26.) Constantin agit dans cette occasion-là en véritable protecteur de rËglise, et on ne saurait lui reprocher d'avoir dépassé les limites de son pouvoir.

Premier Concile de Constantinople, second œcuménique.

Ce fut d'abord un concile particulier, réuni pour l'Église grecque. L'Occident n'en connut que plus tard les actes, qui reçurent, suivant les pays, un accueil plus ou moins favorable. Le Pape Damase, les Légats pontiPicaux présents au quatrième Concile œcuménique, puis les Papes Vigile, Pelage II et Grégoire le Grand, en acceptèrent le Symbole, mais non pas les décrets disciplinaires. Ce fait prouve, à notre avis, d'une manière éclatante, la nécessité de la confirmation pontificale. Le Concile avait établit le Symbole et un certain nombre de canons : Théodose adhère à tout, approuve tout, mais le Pape en accepte une partie et rejette l'autre. Eh bien, qu'en est-il advenu? Le Symbole est demeuré comme une règle immuable de foi, les canons au contraire sont restés lettre

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