‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 59 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CCXVII · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CCXVII

nement et très clairemeat décidé tout ce qui est de foi sur le mystère de llncamation ^ » Et, parmi les six cents Évêques qui entendirent la lecture de cette lettre, aucune voix ne réclama : et c'est de ce Concile même , comme le remarque le comte de Maistre, que partent ces fameuses acclamations qui ont retenti dans toute l'Eglise : « Pierre a parlé par la bouche de Léon, Pierre est toujours vivant dans son Siège. »

C'est la répétition de ce que le Pape saint Célestin disait peu de temps auparavant à ses Légats {qui connaissaient sa pensée) ^ lorsqu'ils partirent pour le Concile général d'Éphèse : « Si les opinions sont divisées, souvenez-vous que vous êtes là pour juger et non pour disputer ". »

Saint Maxime, abbé de Chrysople, né en 580 (un Grec, comme saint Basile de Césarée), écrit, dans un ouvrage contre les monothélites : « Si Pyrrhus prétend n'être pas hérétique, qu'il ne perde point son temps à se disculper auprès d'une foule de gens : qu'il prouve son innocence au bienheureux Pape de la très sainte Église romaine, c'est-à-dire au Siège apostolique, à qui appartiennent l'empire, l'autorité et la puissance de lier et de délier, sur toutes les Églises qui sont dans le monde, en toutes choses et en toutes manières '. »

Au milieu du vu^ siècle, les Évêques d'Afrique, réunis en Concile, disaient au Pape saint Théodore, dans une lettre synodale : « Nos lois antiques ont décidé que de tout ce qui se fait, même dans les pays les plus éloignés, rien ne doit être examiné ni admis avant que votre Siège illustre en ait pris connaissance *. »

A la fin du même siècle, les Pères du sixième Concile général

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