EpUi. i7 (Migne, Fait, laty t. L, col
3. Opuscula theologica (Migne, Patr. grœca, t. XCI, col. 144).
4. « Antiqais regalis sancitum est ut quidqiiid, quamvis in remotis vel in longinquo positis ageretur provinciis, non prius tractandum vel accipiendum sit, oisi ad notitiam almœ Sedis yestrae fuisset deductura » (Lab- BBUS, t. VI, col. 428). Le comte de Maistre reproduit cet acte du Concile où siégeaient trois Primats d'Afrique, et il ajoute la traduction de Fleury, en faisant remarquer qu'elle ne sera pas trouvée « servile ».
(troisième de Constantinople) reçoivent, dans la quatrième session, la lettre où le Pape saint Agathon dit au Concile : « Jamais rÉglise apostolique ne s'est écartée en rien du chemin de la vérité. Toute l'Église catholique, tous les Conciles œcuméniques ont toujours embrassé sa doctrine comme celle du Prince des Apôtres * . »
Cette lettre d'Agathon ayant été lue au Concile, les Pères y souscrivirent par acclamation : « Le Chef suprême des Apôtres, dirent-ils, combattait avec nous ; nous avions pour nous soutenir son imitateur, le successeur de- sa Chaire, éclairant par ses lettres le mystère de Dieu. Car, ô Prince, l'ancienne Rome vous a offert une confession écrite de Dieu même, et une lettre de r Occident a ramené le jour de la doctrine ! L'encre y paraissait, mais Pierre y parlait par Agathon. » Enfin, le Concile, écrivant au Pape pour le prier de confirmer ce qui avait été fait, lui dit dans sa lettre : « C'est à vous, comme occupant le premier Siège de l'Église universelle, comme étant établi sur la pierre ferme de la foi, que nous remettons ce qui est à faire, acquiesçant de grand cœur aux lettres de la confession véritable envoyées par votre paternelle Béatitude à notre pieux empereur ; lettres que nous reconnaissons comme divinement écrites par le Chef suprême des Apôtres, et par lesquelles nous avons mis fin aux erreurs de la nouvelle hérésie *. »
Nous nous bornons, puisqu'il le faut bien, à ces témoignages des premiers siècles; mais, sur le dernier de ces témoignages, nous voulons citer un mot de Bossuet. L'Évèque de Meaux appelle cette déclaration du sixième Concile général « un formulaire approuvé par toute l'Église catholique, le Saint-Siège, en vertu des promesses de son divin Fondateur, ne pouvani jamais faillir » '
i. Labbeus, t. VI, coi. 635.