‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 62 sur 536 · Labbeus, t. IV, col. i486, et t. VIII, col · texte numérisé non relu

Labbeus, t. IV, col. i486, et t. VIII, col

remédier au schisme d'Acace, n'était qu'une entreprise passagère du Siège de Rome. Cette profession de foi, si décisive pour l'unité, fut renouvelée par Adrien II, plus de trois cents ans après, pour le schisme de Photius, et elle fut universellement approuvée dans le huitième Concile général... Chaque Évèque y promet de ne se séparer ni de la foi, ni de la doctrine du Siège apostolique, mais de suivre principalement en tout les décisions des Pontifes de ce Siège * . » Un Évêque ne peut promettre de suivre l'erreur en quoi que ce soit. Il ne peut donc souscrire à tous les décrets du Siège apostolique^ ni promettre de suivre en tout ses décisions^ qu'autant que les décrets ou décisions dogmatiques de la Chaire apostolique sont infailliblement conformes à la doctrine de Jésus-Christ.

Au second Concile général de Lyon, de l'an 1274, l'empereur Michel Paléologue écrivit au nom des grecs à Grégoire X une lettre dans laquelle on lit la profession de foi suivante, acceptée et confirmée par le Concile :

« La sainte Église romaine a la primauté suprême ei pleine y et la principauté sur F Église universelle. Cette Église a reçu sa principauté avec la plénitude de puissance de Jésus-Christ même, dans la personne du bienheureux Pierre, Prince ou chef des Apôtres, auquel le Pontife romain a succédé. Comme le Pontife est tenu plus que tout autre de défendre la vérité de la foi, c'est par son autorité que doivent être définies les questions qui s'élèvent touchant la foi. Quiconque ayant à se plaindre de quelques injustices en matière ecclésiastique, />^2/^ en a/7/>e/er à son tribunal et recourir à son jugement. Toutes les Églises lui sont soumises, et les Ëvèques lui doivent respect et obéissance. Telle est la nature de la plénitude de sa puissance, qu'il admet à une partie de sa sollicitude les autres Églises, dont plusieurs, et surtout les Églises patriarcales, ont été honorées de divers privilèges par ÏÉglise romaine, sans cependant que sa prérogative puisse être violée, soit dans les Conciles généraux, soit dans les autres. En souscrivant à ces vérités, telles qu'elles

i. Second mandement sur la constittUion Unigenitus, n. 6.

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