Epist. 2 ad Serg. (Ibid. col
dont il avait employé la plume pour écrire sa lettre à Sergius : je veux parler de Tabbé Jean Sympon, lequel, trois ans seulement après la mort d'Honorius, écrivait à Tempereur Constantin , fils d'Héraclius : « Quand nous parlâmes d'une seule volonté dans le Seigneur, nous n^avions point en vue sa double nature^ mais son humanité seule. Sergius, en effet, ayant parlé de deux volontés contraires en Jésus-Christ, nous dîmes qu'on ne pouvait reconnaître en lui ces deux volontés, savoir celle de la chair et celle de Vesprit, comme nous les avons nous-mêmes depuis le péché *. »
Enfin, la même chose est démontrée une troisième fois par CCS mots d'Honorius cités par saint Maxime : « Il n'y a qu'une volonté en Jésus-Christ, puisque saîis doute la divinité s'était revêtue de notre nature, mais non de notre péché, et qu'ainsi toutes les pensées cAanie//e5 lui étaient demeurées étrangères'. »
« Ajoutons, dit le comte de Maislre, que si ce Pontife avait gardé le silence après que Sergius se fut déclaré, on pourrait sans doute argumenter de ce silence et le regarder comme un commentaire coupable de ces lettres ; mais il ne cessa au contraire, tant qui! vécut ^ de s'élever contre Sergius, de le menacer et de le condamner. Saint Maxime de Constantinople est encore un illustre témoin sur ce fait intéressant. « On doit rire, dit-il^ ou pour mieux dire on doit pleurer à la vue de ces malheureux (Sergius et Pyrrhus), qui osent citer de préteridues décisions favorables à Pimpie Echtèse, essayer de placer dans leurs rangs le grand Honorius, et se parer aux yeux du monde de Vautoriié d un homme émineiit dans la cause de la religion... Qui donc a pu inspirer tant d audace à ces faussaires ? quel homme pieux et orthodoxe, quel Évêque, quelle Église ne les a pas conjurés et abandonner l'hérésie ; mais surtout que n'a pas fait le divin Honorius ' ? »
i. Cârol. Saroagna, Theolog. dogmaUco-p olemica, ediU Poloc, in-8s 1810, t. I, controv. x, n. 305.
2. t Quia profecto a divinitate assuinpta estnatura nostra Don calpa... absque carnalibus voluntatibus « (Epist. ad Marinum, inter Opéra varia Syrmomdi, edit. in fol., Venet. 1728, t. III, col. 301).
3. « Quœ hos (monothelitas) non rogavit Ecciesia, etc. Quid autem et