‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 84 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CGXVII. il · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CGXVII. il

tons-nous de savoir que le Pape, au milieu du Concile, est au-dessus de lui-même, et que le Concile, décapité de son Chef, est au-dessous de lui-même. »

(c Je ne sais, ajoute de Maistre, si jamais on a mieux dit. Thomassin, surtout, gêné par la déclaration de 1682, s'en est tiré habilement, et nous a fait suffisamment connaître ce qu'il pensait des Conciles décapités : et les deux textes réunis (de du Perron et de Thomassin) se joignent à tant d'autres pour nous faire connaître la doctrine universelle et invariable du clergé de France , si souvent invoquée par les apôtres des quatre Articles *. »

Tous les catholiques, en effet, sont d'accord sur les Conciles décapités et sur les conditions requises pour qu'un Concile soit œcuménique ou légitime. La première est, qu'il soit convoqué par le Pape ou avec son assentiment. La seconde, que les Évéques soient convoqués de toutes ' les provinces du monde catholique. La troisième, que le Concile soit présidé par le Souverain Pontife ou par ses Légats. La quatrième, qu'il délibère en liberté. La cinquième, que ses décrets soient confirmés ou approuvés par le Pape. « Rien ne montre avec autant d'évidence qu'un Concile a vraiment servi d'organe à rÉglise universelle, dit Liebermann, ou qu'il a été vraiment général par sa convocation, par sa célébration et par ses actes, que cette approbation ou cette confirmation du Pape qui prouve yumon des membres de l'Église enseignante avec leur Chef. »

§ 2. A quoi ton reconnaît les décrets des Conciles ou des Papes

qui constituent des décisions de foi.

Ces décrets se font reconnaître par leurs termes mêmes. Ces termes peuvent varier, mais il suffit qu'ils expriment formellement tobligation de croire la vérité définie comme une vérité de foi catholique .

Plusieurs se trompent en exigeant ici la réunion des diffé-

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