Moralement
ItC LE CONCILE DU VATICAN,
rentes formules employées par les Conciles ou par les Papes pour exprimer cette obligation de croire. Les principales de ces formules consistent à qualifier A' hérétique la doctrine contraire, et à fulminer Vanathème ou V excommunication contre ceux gui la professeraient dans la suite; mais, si les Conciles ou les Papes omettent ces formules dans un jugement vraiment doctrinal, ils indiquent suffisamment, malgré cette omission, qu'ils entendent définir une vérité de foi, comme le dit Gi'égoire XVI, auquel certains écrivains ont le tort de faire dire davantage.
Voici ces paroles :
« Il y a certaines formules, établies et déterminées par un usage constant de l'Église et des Papes, pour faire connaître d'une manière précise à toute la cbrétienté les jugements suprêmes et définitifs, et la peine conséquemment eucounie par les réfractaires ; si le Pape omet ces formules, sans indiquer suffisamment que, malgré cette omission, il entend et veut définir
EN SA QUALITÉ DE SoUVERAtN PoNTIFE ET DE JtlilE DE LA FOI, il faUt
en conclure qu'il n'a pas prononcé de jugement en cette qualité. »
Il faut donc conclure qu'il a prononcé ce jugement, s'il indiqtte suffisamment, même en omettant la formule des anatkèmes, qu'il entend et veut définir en sa qualité de Chef de l'Église.
Dans son célèbre ouvrage sur les sources théologiques, Melchior Cano, traitant des marques auxquelles on reconnaît les décisions dogmatiques des Conciles, ne dit pas seulement non plus qu'une décision est dogmatique quand le Concile déclare hérétiques ceux qui affirment le contraire, ou quand il excommunie ou anathématise ceux qui soutiennent ou enseignent la doctrine condamnée ; mais il dit aussi qu'une décision est dogmatique quand le Concile propose formellement aux fidèles une vérité comme devant être ente, ou comme vérité de foi catholique '.
£st-il donc vrai, comme plusieurs le disent, que dans le