‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 2)Chapitre 20 sur 108 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

La question de V unanimité morale.

Bien avant le concile, les Gallicans, les Fébroniens eÛ généralement tous ceux qui cherchaient à limiter l'influence des papes en exaltant l'importance des conciles avaient tenté d'accréditer 1 opinion suivant laquelle les papes ne peuvent définir un article de foi sans le consentement unanime des évêques réunis en concile.

Légèrement atténuée, cette opinion trouva, même chez les catholiques fermement attachés au pape, de nombreux partisans. On admettait volontiers que l'accord absolu de tous ■les Pères, du premier au dernier, n'était pas nécessaire : on^ réclamait seulement l'unanimité morale./

Au concile du Vatican, la Minorité fit sienne la thèse de l'unanimité morale, croyant ainsi empêcher la définition de l'Infaillibilité. Elle est formulée en termes énergiques par les signataires de la protestation contre le nouveau règlement du concile, c'est-à-dire par la plupart des Pères de la minorité, u II faut maintenir absolument la coutume en usage dans les conciles œcuméniques, d'après laquelle l'unanimité morale des Pères, et non la majorité numérique, est requise pour définir un dogme. Telle était la conviction de Pie IV, conviction si ferme, qu'au concile de Trente, dans toutes les questions importantes, il ne voulait rien décider sans l'assentiment unanime des Pères (i). » Ils invoquèrent aussi les paroles de saint Vincent de Lérins : quod semper, quod

(1) G. K., 961 d, 966 a. Quarfa specia/. — Comparez II* vol., p. 306 sqq.

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