‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 2)Chapitre 28 sur 108 · REFUTATION DU « CAS DE CONSCIENCE · texte numérisé non relu

REFUTATION DU « CAS DE CONSCIENCE

'Collège Romain, également éminenten théologie spéculative et positive. Ballerini était un homme d'une douceur et d'une aménité parfaites. Aussi le ton parfois acerbe, les termes blessants de sa brochure sont à mettre au compte de sa juste indignation. Dès l'avant propos il déclare, qu'en parcourant le fascicule anonjMue il n'a pu douter un instant qu'il faillit l'attribuer à tout autre qu'à un évêque « tan ta videlicet inscitia, insipientia atque etiam insolentia undique scatebat... et, risu sane dignum, quod homo, prout se satisprodit, theologicarum disciplinarum plane rudis, ac mundi et carnis sapientiam unice spirans, munus sibi audacter et insolenter assu mat, de suis illos officiis docendi quos Spiritus Sanctus posuit. regere Ecclesiam Dei, etc. » La suite n'offre rien d'aussi virulent, mais une manière plus calme n'eût rien ôté à la vigueur de la i-éfutation / Le P. Ballerini prouve d'abord ■qu'il n'est aucunement requis pour donner son Placet à une doctrine, que l'évêque sache de science certaine si elle a toujours été admise comme révélée dans VEglise. Il suffit d'être certain que la doctrine est révélée. En plus d'un cas, l'histoire de l'Eglise le montre, quand il s'est agi de définir une vérité révélée, les évoques n'ont pu se convaincre de la -croyance générale de l'Eglise sur le point débattu : la croyance générale n'existait pas! On connaît les décisions des conciles de Nicée et d'Arles sur le renouvellement du baptême conféré par les hérétiques; or, il était établi que la pratique opposée, non seulement était en vigueur dans toutes les églises d'Afrique, mais qu'elle avait été ratifiée par plusieurs conciles d'Afrique et d'Asie (p. 7 sq.) !

A propos de la seconde question, le P. Ballerini critique l'expression d'opinion fb/>/n 10^ donnée à la doctrine de l'infaillibilité, l'obligation faite aux évêques, d'examiner personnellement ]si doctrine, sans se laisser influencer par la croyance des autres évoques, ou même par celle du Pape, docteur de tous les fidèles; il relève surtout le devoir qu'on leur fait

d'abstraire de tout préjugé d'école, et en preud roccasioit d'étudier au long la genèse et l'histoire de l'école gallicane : c'est la partie importante de son écrit; mais nous avons assez parlé du Gallicanisme, ailleurs, pour n'avoir pas à y revenir

Apropos de la troisième question, leP. Ballerini se contente de renvoyer à une réplique anonyme parue sous ce titre : Episcoporiim conscientia in tiito posita qiioad gravissimam de pontijiciœ infalUbilitalis definitione quœstionem (i)v sorte de tiré à part d'une revue, écrite sur un ton mesuré,, cette réplique propose a un évêque du concile deux méthodes pour assurer un bon vote ; / le modèle de la délibération semble avoir été pour l'auteur, l'élection que S. Ignace de Loyola recommande dans ses Exercices quand il s'agit d& graves décisions à prendre (2).

(1) 15 pages.

(2) 11 ne faudrait pas rapporter à cette controverse, malgré son titre, l'opuscule suivant : Casiis de Romani Pi-nlificia infalltbilitale. (Montregali, 1870). Ce n'est qu'un résumé succinct, et d'ailleurs excellent, des arguments en faveur de l'infaillibilité, exposés, en des conférences théologiques, à la cathédrale de Mondovi.

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