‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 2)Chapitre 31 sur 108 · DISCUSSION SUR LE PETIT CATECHISME · texte numérisé non relu

DISCUSSION SUR LE PETIT CATECHISME

inents funestes le forçant à s'ajourner, ne soit dans l'impossibilité d'accomplir sa tâche, ce qri réjouirait les ennemis de 1 Eglise et attristerait les fidèles.

Le quatrième orateur fut M»' Vérot, évêque de Saint- Augustin (i) Il exprima le vœu que le vote préliminaire sur le seliéina n'eut qu'une valeur conditionnelle, et que le vote définitif suivît seulement la composition du catéchisme. /Le (nitéchiste ne se sert pas avec profit d'un catéchisme qui lui déplaît; ainsi en Amérique, on avait longtemps désiré un catéchisme unique. II y a quinze ans, le Concile des évèques d'Amérique constitua une commission pour en composer un. Lorsqu'il parut, il déplut. Au dernier Concile plénier, nouveau catéchisme proposé .. et rejeté, pour différentes raisons !

L'évêque de Saluées, M^'' Gastaldi était chaud partisan du

schéma (2) : il voulait le catéchisme, non seulement approuvé

par le Concile, mais composé pai' lui, et il i)î'oposa d'élire

; aussitôt une commission de douze membi-es pour lui confier

la rédaction du catéchisme.

Ce fut le dernier évêque à prendre la parole ce jour-là.

La 48* congrégation générale, du 3o avril, entendit d'abord Ikl^"" Dubreuil, archevêque d'Avignon. Il s employa surtout à réfuter les attaques précédemment lancées contre le cate- ■çhisme du premier Empire (3). Quant au schéma, tout eu «ouhaitant un catéchisme unique pour des provinces et des î)ays, il estimait irréalisable son extension à l'Eglise entière ; il serait bon d'ailleurs, qu'un modèle de ce catéchisme fût soumis aux Pères; ce serait, si on ne l'adoptait pas, la base d'autres essais plus parfaits.

.(l)lbid.,ll,471sqq.

(2)^C/'/, etc.,II, 473sqq.

(3) M" Dubreuil visait sans doute le discours du cardinal Desprez, archevêque •de Toulouse, qui avait signalé (|uelques absurdités de l'ancien catéchisme Napoléonien. Voir 2* volume, p. 271.

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Après quelques observations de l'ancien évêque de Luçon, M^"" Baillés (i), M^' Cantimorri, évêque de Parme, prit lar parole et parla longuement (2). Il attaque cette idée d'un modèle à composer de suite et à soumettre à l'examen des évêques;/un seul catéchisme ne peut convenir également à tous les enfants, à leurs dispositions à leur degré de formation, si variés; et donc, il faudrait déjà plusieurs caté- . chismes pour un diocèse un peu vaste. Mais, poursuit l'ora^ teur, la raison, commune à tous les enfants, peut s'assimih les notions premières de la religion. Sans doute, les enfani ne saisissent pas du premier coup tout le sens des mots; il faut du temps et de l'application, et l'effort du catéchiste doî précisément se proportionner aux aptitudes et au développement de ses élèves; mais, au demeurant, les enfants sont tous capables de retenir, et de comprendre, jusqu'à un certain degré, les formules du catéchisme; et un catéchisme unique et identique pourrait donc leur convenir, siles explications le mettaient à la portée de toutes les intelligences- Toutefois, insiste M*^' Cantimorri. si le schéma est adopté, il faudra longtemps pour mettre à exécution ce projet. La rédaction du petit catéchisme n'est pas l'œuvre de quelques jours ou de quelques mois : rien de difficile à composer comme un livre d'instruction élémentaire; qui doit réunir à la clarté et à l'exactitude des notions, la concision dans l'expression.. Pareil livre risque fort de ne pas plaire à tous, et s'il est soumis à la discussion d'une congrégation générale, chacun montrant ses préférences, chaque mot sera critiqué. A vrai dire, point n'est requis que le catéchisme en question satisfasse tout le monde ; plairaît-il anx évoques actuels, il ne s'ensuit pas qu'il plaira à leurs successeurs. Faudra-t-il pour cela le mettre de côté? C'est inadmissible, et voilà pourquoi

ii) Acta, etc., U, 478.

t2)Ibid., Il, 479sqq.

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