CHAPITRE II
Reprise des débats sur l'ordre du jour.
En dépit des raisons invoquées par M^"" Pie, beaucoup de ^ Pères ne pouvaient prendre leur parti du nouvel ordre du jour. Leur protestation n'avait pas amené le retrait du décret pontifical. Voulurent-ils la renouveler seulement? Espéraientils que, même alors, ils pourraient obtenir le retrait souhaité? En tous cas, leur opposition, au sein du débat général, allait faire perdre inutilement beaucoup de temps au concile.
Une seule manifestation vigoureuse aurait du suffire à la Minorité, si elle n'avait voulu que protester. Mais réussir àfaire retirer le nouvel ordre du jour en n'apportant que des raisons insignifiantes, était d'autant moins vraisemblable que le droit même de discuter était contestable, puisqu'il avait été fixé par le chef du concile./ Plusieurs des Pères, les plus opposés jusque-là à toute modification dans l'ordre du jour, regardaient comme inadmissible un retour offensif sur la question, dès lors que le pape avait décidé. M^"" Ginoulhiac (i) déclare qu'il ne veut rien dire de l'ordre du joir « puisque nous n'avons plus le droit de le changer ». M^"" Simor (2) avait auparavant remarqué : cr La question d'opportunité est déjà tranchée, sans quoi vous n'auriez pas en mains le schéma de la Constitution sur le pouvoir enseignant et l'infaillibilité
iDAda. etc.,111, 227.
(2) Ibid., III, 131.