REPONSE DU CARDJNAL CULLEN
g-ués après la séance, et jusqu'au soir les voitures se succédèrent à son domicile » (i).
Le cardinal Moreno prit ensuite la parole (2). « C'est pour le concile un devoir, dit-il, de travailler à la définition de l'Infaillibilité avec toute la clarté possible et de la fixer en des termes qui ne laissent place à aucun doute. Un bon motif pour la réclamer c'est l'excitation des esprits : savants et ignorants, croyants et athées, théologiens €t politiciens, gouvernements et peuples, tout le monde désire ardemment connaître le plus tôt possible ce que décrétera le saint concile. Suarez a dit de l'infaillibilité du Pape : « Voilà ce que, de notre temps, tous les docteurs catholiques enseignent, et mon opinion est que cette doctrine est très certainement une vérité de foi. » / Suivent quelques arguments en faveur de l'Infaillibilité. Parlant de la tradition, l'orateur souligne les magnifiques témoignages de l'Eglise d'Espagne et déclare, non sans fierté, que tous les évêques espagnols et hispano- -américains, sans exception, tiennent i^our l'Infaillibilité.
Nous n'en dirons pas plus long sur ce beau discours afin de réduire au minimum les redites, d'ailleurs Inévitables.
Les discours suivants seront résumés plus tard. Venons à l'un des rares orateurs qui non contents d'attaquer la doctrine de l'Infaillibilité, la traitèrent ouvertement d'erreur; nous voulons i)arler de M^r (je Ketteler, évêque de Mayence.
(1) Regensburger Morgenblatt, n' 17 (Friedrich, Geschichie, etc., III, 1002).
(2) Acta, etc. Uh 115 sqq.