Acta, etc., IV a, 148 sqq
pline des Grecs est basée sur des droits ecclésiasticxues généraux et sur des décisions de conciles. Sans doute, elle peut subir des modifications et les Grecs eux-mêmes concèdent la possibilité de l'améliorer. Mais ces améliorations devraient se faire avec circonspection et lentement parce que les Grecs tiennent jalousement aux traditions léguées par leurs pères. Dans le schéma dogmatique, il serait mieux de ne pas parler de la discipline, parce que les rites sont liés intimement à la discipline et que les Grecs pourraient craindre qu'après quelque changement dans la discipline, on ne leur imposât aussi des changements dans les rites. Et le rite, pour les Orientaux, est un élément qui se confond avec la religion elle-même. En fait, les rituels et les livres liturgiques orientaux renferment tous les dogmes de la religion et presque tout un trésor de croyances religieuses; il n'est pas jusqu'à la doctrine de la primauté du Pape et de son infaillibilité que ces livres n'attestent beaucoup plus clairement et plus incontestablement que les théologiens scolastiques eux-mêmes, qui parfois dans leurs livres ont spéculé sans j eter un regard en arrière sur l'iiistoire, eux qui devraient savoir que l'histoire apporte le témoignage des événements, qu'elle est la lumière et le héraut même de la vérité et que c'est d'elle qu'on apprend la conduite de la vie./
Le temps viendra, s'écrie l'orateur, où tous les dogmes catholiques qui sont confiés au dépôt de la foi dans l'Eglise orientale deviendront pour l'Eglise grecque, réunie enfin à l'Eglise latine, tout à fait clairs. L'amour et la conciliation sont d'abord nécessaires, puis on verra les Grecs reconnaître eux aussi la vérité !
« Au contraire, si les codes officiels qui contiennent les lois appellent notre rite un rite païen (?), si ce rite est représenté comme simplement toléré, si le rite latin est regardé comme le premier et si le rite grec ne vient qu'au second rang, alors n'est-ce pas là, pour nous, une humiliation? Dans l'Eglise du
Clirist il ne doit y avoir aucune différence entre le Juif et le Grec ; tout ce qui est catholique ne doit faire qu'un! »
Il nous faut encore mentionner un discours du savant cardinal Pitra (i), très versé dans la littérature orientale. Il examina en détail les compilations grecques de droit ecclésiastique et leur autorité. Comme ce sujet n'a qu'un rapport éloigné avec les affaires propres du concile et comme il faudrait reproduire tout le discours, étant données les nombreuses citations qu'il contient, nous ne pouvons en donner ^| un résumé et nous nous bornons à cette mention.
(1) 70' Congrégation générale (13 juin). Acla, etc., IV a, 198 sqq.