PROTESTATION 1) EVEQUES FRANÇAIS
sait l'objet du doute, ce n'était pas tant la doctrine même de l'infaillibilité que l'opportunité de sa définition. 11 est vrai qu'alors tous les moyens étaient employés pour envelopper d'obscurité la doctrine elle-même, et l'un des moyens pour empêcher la définition consistait précisément à l'appeler les nombreuses difficultés « qui n'étaient pas encore élucidées »; comme si avant de définir il était nécessaire de répondre à toutes les malicieuses objections des adversaires, ce qui ferait leur joie, et de les forcer à déclarer eux-mêmes que toute difficulté avait disparu. C'était là évidemment un résultat impossible à atteindre.
2. Les signataires se plaignent en second lieu de la prescription — très sage — faite par le troisième paragraphe, et qui oblige tous ceux qui rejettent un mot du un paragraphe du schéma à les remplacer par le mot ou le paragraphe qui leur paraîtrait mieux choisi.
3. Le cinquième paragraphe dit que la députation, en présentant à la congrégation générale le schéma modifié dans le sens des remarques faites par les Pères, devra accompagner ce schéma d'un rapport sommaire des observations proposées ; or, les signataires ne pensent pas que ee rapport sommaire puisse suffire. Les observations, disent-ils, reçoivent leur poids des motifs qui les accompagnent : c'est pourquoi on devrait aussi rapporter ces motifs; d'autant plus (pic cette façon de traiter des projets par écrit dans le concile est une innovation, et que l'on n'accorde à personne l'autorisation de l'aire imprimer ses remarques. Il fallait s'en remettre complètement au jugement de la députation et de ses théologiens pour le choix des remarques dont les unes seraient acceptées, les autres rejetées. Les signataires demandent donc trois choses : que les remarques soient exactement reproduites, qu'elles soient accompagnées de leurs motifs, et que l'auteur des observations ait droit d'entrée dans la députation poulies expliquer et les défendre.
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— Que la députation doive rapporter les observations et leurs motifs d'une manière qui donne toute satisfaction, c'est à n'en pas douter prescrit par le règlement. Du reste la discussion dans la congrégation générale ne devait pas avoir lieu avant cpie les Pères aient pris connaissance et du schéma modifié et du rapport sur les observations présentées. Si donc il arrivait que la députation n'exposât pas ces dernières d'une façon équitable, l'auteur de ces remarques tout naturellement les compléterait et prot esterait contre la façon d'agir de la députation. Pour que l'auteur des remarques puisse les expliquer et les défendre oralement devant la députation, pas n'était besoin d'une règle assurément. Si l'un ou l'autre désirait par exception traiter ses affaires personnellement devant la députation, cela ne lui était pas refusé, comme la façon d'agir des présidents l'avait plusieurs fois fait voir.
4- Les signataires ne trouvent pas le huitième paragraphe suffisamment clair; // ils craignent qu'on ne reconnaisse à un orateur le droit de parler que sur une seule partie du schéma. - Ce paragraphe ne dit pas cela, et les présidents font tout spécialement ressortir dans leur réponse que, sous réserve de garder l'ordre des matières, chacun peut prendre la parole pour chaque partie.
5. Pour que la liberté de la discussion soit sauvegardée, et pour qu'un orateur soit parfaitement compris, les signataires de la lettre croient nécessaire de permettre à l'orateur de répondre au moins une lois a une réfutation qui lui serait adressée de la part de la députation ; que ce soit le jour même ou le jour suivant.
6. Plus nombreuses et plus importantes sont les considérations que font les signataires à propos du onzième paragraphe. Ce paragraphe autorise les présidents, sur une proposition signée par dix Pères, a demander à la congrégation générale si la discussion doit être continuée, et de la termi-