CONDAMNATIONS DES QUATRE ARTICLES
et esse ac perpetuo fore,iieminem(]ue ad illomm seu ciijuslibet connu... observantiam teneri.., declaramus (i). — Le synode de Pistoie ayant inséré dans son prétendu décret sur la foi Les quatre propositions gallicanes, Pie VI, dans la bulle Auctorem fidei, rappelait les condamnations d'Innocent XI et d'Alexandre A'III, puis ajoutait : « A plus forte raison sommes-nous contraints par notre sollicitude pastorale, devant la proclamation récente de ces articles (les quatre propositions) faite au synode et entachée de tant de vices, de réprouver et de condamner cet acte comme téméraire, scandaleux et, surtout après les décrets de nos prédécesseurs, souverainement injurieux à ce Siège Apostolique; et de l'ait, par la présente constitution, nous le réprouvons, le condamnons et voulons qu'il soit tenu pour réprouvé et condamné. » Multo fortins exigit u Xobis pastoralis sollicitude recentem liorum (actorum Conventus Gallicani) factam in synodo tôt vitiis affectam adoptionem, veliit temerariam, scandalosam, ac pne.sertim post édita prœdecessorum No&trorum décréta, huic Apostolicae Sedi summopere injuriosam reprobare, ac dainnare, prout eam, pressenti hac Nostra constitutîone reprobamus et damnamus ac pro reprobata ac damnata haberi volumus (2). — Alexandre VIII défendit de noter la thèse de l'infaillibilité comme aisément refutable et souvent réfutée, en proscrivant cette proposition : « C'est une assertion futile et maintes fois réduite à néant que de «lire : le Pontife Romain... en décidant des questions de foi. est infaillible. » Futilis et toties convulsa est assevliode Pontificis Romani... in fidei quaestionibus decernendis infallibilitate (3). Ces actes, il est vrai, ne tranchaient pas la question, mais posaient des limites aux contestations sur l'infaillibilité du pape. On n'urgea point les défenses, et au temps du concile
(Ii Denzicer, Enchirirfion, n. 1192.
(2) Il.nl. 11. 1461.
fâllhid. n. 1186.
du Vatican les choses en étaient là, surtout en France et en Allemagne, <>ù les doctrines gallicanes comptaient leurs amis, Mais en d'autres pays aussi elles avaient trouve des adeptes isolés.