‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 3)Chapitre 15 sur 152 · NOMBRE DES PERES · texte numérisé non relu

NOMBRE DES PERES

bre exact de ceux qui assistèrent à la troisième session publique // et votèrent le premier dimanche après Pâques, 24 avril 1870. Ils étaient six cent soixante-sept. Et cependant même ce jour-là, le concile comptait encore 700 membres, a car un nombre assez considérable d'entre eux, des Italiens en particulier et des Autrichiens, quelques Français aussi, avaient été autorisés à retourner chez eux pour la Semaine Sainte et les fêtes de Pâques, et ils n'étaient pas encore rentrés à Rome pour le dimanche in albis (24 avril) ; d'autres furent empêchés par la maladie d'assister à la session, comme, par exemple, le patriarche syrien d'Antioche, les évêques français de Nîmes, d'Evreux, de Verdun, le général des capucins, etc. (1).

La mort (2), la maladie, ou la nécessité de rentrer dans leur diocèse, produisirent peu à peu des vides dans les rangs des Pères. Avant la quatrième session publique (18 juillet), nous en trouvons encore 600 au concile ; 535 seulement prirent part à cette session ; après celle-ci, lorsque la guerre

ques ne permettent pas d'aller de place en place prendre les noms des assistants et les inscrire. Plusieurs évéques ne purent arriver qu'après cette session; d'autres tombèrent malades très vite dans ce climat, auquel ils n'étaient pas habitués, et ne purent prendre part que rarement aux réunions ou même point du tout ; très vite aussi, alors qu'arrivaient peu à peu ceux qui étaient tombés malades en route, d'autres demandèrent la permission, soit pour cause de maladie prolongée, soit pour affaires extrêmement pressantes, de se retirer; la permission obtenue, ils passaient encore quelque temps à Rome, ou bien ils retournaient plus tard au concile, en sorte qu'il se produisait un continuel mouvement de va et vient parmi les Pères du concile, et que pour le concile du Vatican, lui aussi, on ne peut, en général, donner que des approximations sur le nombre de ses membres. Pour certains jours seulement, on peut arriver à une certitude complète. » DrJos. Fessler, évêque de Saint-Hippolyte : DasValikanische Konulium, dessen (iussere Bedeulug und innerer Verlauf (2e Ed. Vienne, Gran, Pest, 1871), p. 13 sq.

(1) Fessler, loc. cit., p. 15, note.

(2) Du 8 décembre 1869 au 8 août 1870, il mourut 24 Pères. Le 9 août, on célébra pour eux un service funèbre solennel dans l'église de Saint-Augustin. Dans les congrégations générales tenues après cette date, on ne communiqua plus aucun décès. Cf. C. V. 762 d. sq. Schneemanx, S. J., Edition latino-allemande des décrets, etc., du concile du Vatican (2* éd. Fribourg en Brisgau 1895), p. 280 sq.

franco-allemande eut éclaté (19 juillet),// leur nombre se réduisit à une fraction relativement faible; des trois congrégations générales qui se tinrent encore avant la prorogation du concile, la première (i3 août) ne comptait plus que i36 Pères, la seconde (23 août) 127, et la troisième (ier septembre) 104. Nous pouvons, pour l'estimation du nombre des Pères présents au concile du Vatican, laisser de côté les chiffres restreints de ces trois dernières des 89 congrégations générales, d'autant plus qu'il n'y fut pris aucune résolution définitive.

L'œcuménicité du concile du Vatican est si manifeste que, si on veut la mettre en doute, il faudrait la refuser à tout autre concile. Il y a lieu pourtant de préciser ce point, d'autant plus que le caractère œcuménique de ce concile n'a pas échappé aux attaques des adversaires.

L'œcuménicité d'un concile est cette qualité en vertu de laquelle il représente tout le corps enseignant de l'Eglise universelle. Or, il faut avant tout pour cela que tous les pasteurs de l'Eglise, ayant reçu de leur fondateur le pouvoir d'enseigner, soient invités au concile, sans qu'aucune partie en soit exclue. Ces pasteurs sont les évêques et, en premier lieu assurément, ceux à qui est confiée la conduite d'une partie du troupeau. Les évêques qui gouvernent effectivement des diocèses, et aussi ceux qu'on appelle vicaires apostoliques et qui exercent, comme eux, la charge épiscopale dans une partie déterminée de l'Eglise, doivent, par conséquent, être invités au concile. Faut-il y inviter aussi les évêques qui ont reçu la consécration épiscopale sans avoir aucun troupeau à gouverner, c'est-à-dire les évêques simplement titulaires ? c'est une question discutée. Cependant, et quand bien même ils n'y auraient pas de droit strict, il y a des motifs de la plus haute convenance pour les inviter. Depuis plusieurs siècles, c'est la coutume constante qu'on invite aussi d'autres-TgërSymnages dépourvus de tout carac-

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