‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 3)Chapitre 16 sur 152 · MEMBRES CONVOQUES · texte numérisé non relu

MEMBRES CONVOQUES

tère épiscopal. c'est-à-dire ceux des cardinaux qui ne sont point évêques, les abbés et les premiers supérieurs des ordres religieux, qui gouvernent comme les évêques, du moins à l'intérieur de leur ordre, une partie du troupeau du Christ, ou même comme les abbés niillius, en dehors de leur ordre. Dans les anciens conciles, on admettait aussi les représentants des évêques absents avec une excuse légitime; cependant, le concile de Trente a dérogé à cette règle.// Nous avons d'ailleurs traité plus en détail toutes ces questions dans le premier volume (i) à propos de la convocation du concile du Vatican ; il nous suffit donc de rappeler ici les conclusions principales de notre travail.

La Commission centrale, chargée par le Pape d'étudier la question de la convocation, posa comme principe directeur la formule incontestable en droit, et toujours admise depuis les premiers conciles : «. Concilia episcopornm esse, les conciles sont des assemblées d' évêques » : d'où la conclusion, qu'il faut inviter tous les évêques sans exception, et qu'au contraire, quiconque n'est pas évêque, dans la mesure où le comportent les traditions existantes bien fondées en histoire, doit être exclu. C'est ce qui lui fit inviter, nous le savons, non seulement les évêques résidentiels, mais aussi, pour des motifs de haute convenance, et réserve faite de la question du droit strict, les évêques titulaires. Elle décida également que, parmi les autres, en dehors des quelques cardinaux non pourvus du caractère épiscopal, il n'y avait à inviter que les abbés niillius, les abbés généraux et les généraux des ordres religieux ; tous les autres, même les procureurs des évêques absents, devaient être exclus. Le Pape approuva ces propositions de la Commission centrale, et c'est d'après elles que furent expédiées les lettres de convocation. Il en fut adressé, dans des termes appropriés à leur situation,

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même aux évêques schismatiques grecs et orientaux, et si l'ou omit les évêques de la communion anglicane, ce fut uniquement parce que des recherches soigneusement conduites avaient fait conclure à la nullité de leur consécration.

Il ne suffit pas, naturellement, pour l'œcuménicité d'un concile, d'y avoir invité tous ceux qui ont droit d'y siéger et d'y voter; il est requis, en outre, qu'un nombre suffisant d'entre eux y assistent réellement ; un concile universel ne peut pas rester à l'état d'idée ; la réunion doit en être réelle. Or, combien faut-il de Pères à un concile pour qu'il puisse être considéré comme œcuménique? C'est ici qu'on ne saurait répondre par des chiffres. Xi le fondateur de l'Eglise, ni l'Eglise elle-même, n'en ont déterminé aucun,// et l'histoire des anciens conciles ne nous permet pas non plus d'en fixer un de façon ferme. Toutefois, si l'on compare le nombre des Pères du concile du Vatican avec celui des conciles précédents, on voit qu'il a amplement atteint le chiffre requis, et qu'il a même dépassé celui de tous les conciles antérieurs.

Voici les chiffres que donne Fessier pour les anciens conciles (i) :

« D'après l'opinion commune, le premier concile général de Xicée comptait 3i8 évêques ; le second, celui de Constantinople, ne comprenait que i5o évêques catholiques et 36 arianisants ; à Ephèse, pour le troisième concile œcuménique, le nombre des évêques présents montait au plus -à 25o; pour le quatrième concile général, de Chalcédoine, les diverses relations des historiens anciens n'en indiquent que 520 ou 63o. Au cinquième concile général (second de Constantinople), prirent part i65 évêques; il y en eut 170 au sixième (troisième de Constantinople) ; le septième (second de Xicée) en compta 3oo ou, d'après une autre évaluation, plus exacte, 367. Les conciles généraux, qui se tinrent ensuite en Occi-

(1) Loc. ci'., p. 12.

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