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dent, réunirent, le premier de Latran, plus de 3oo évoques ■et un grand nombre d'abbés, le second de Latran, près de 1,000 prélats (i), le troisième de Latran, plus de 3oo, le quatrième de Latran, près de 5oo évèques et plus de 800 abbés ou prieurs. Le premier de Lyon, compta 140 évèques et de nombreux abbés; le second, 5oo évêques, de 60 à 70 abbés et un millier à peu près d'autres prélats; le concile de Vienne, 3oo évêques et de nombreux prélats ; celui de Constance, 112 évêques et 124 abbés./ Pour le concile de Florence, les indications varient entre 200 et 4°° évêques et autres membres ayant droit de suffrage. Au cinquième concile de Latran, il ne se trouva guère que 120 évêques; pour le concile de Trente, le nombre des évêques varie pour les diverses sessions : dans les premières, les membres ayant droit de suffrage n'étaient guère plus de 60 ou 70: mais plus tard, dans les sessions les plus nombreuses, leur nombre s'éleva jusqu'à 2i3. »
D'après ce qui précède, le chiffre des prélats qui ont pris part au concile du Vatican, comparé à celui des membres des précédents, lui donne le quatrième rang parmi tous les conciles : seuls le second et le quatrième concile de Latran ainsi que le second de Lyon l'emportent sur lui à ce point de vue. Mais il faut bien remarquer qu'à ces conciles un grand nombre de personnages avaient été admis qui n'étaient point évêques, et c'est ce qui explique le chiffre si élevé de leurs membres. Au quatrième concile de Latran, il y avait, avec 5oo évêques, 800 autres prélats; au deuxième de Lyon, avec 5oo évêques, 60 abbés et 1,000 prélats. Pour le deuxième concile de Latran, nous savons seulement, en général, qu'il
(1) Toutefois, on ne trouve dans les sources de l'histoire de ce concile que ce chiffre d'ensemble sans que jamais le nombre des évêques soit mis à part de celui des abbés ou des autres prélats. Ce n'est donc que par analogie avec les autres conciles généraux de cette époque qu'on peut arriver à savoir approximativement dans quelles proportions évêques et abbés s'y trouvèrent représentés- •(Note de Fessier.)
comptait 1,000 prélats, mais en le comparant avec les autres de cette époque, nous sommes autorisés à croire que le plus grand nombre d'entre eux n'étaient point évêques. Si donc on considère, pour le concile du Vatican, le nombre des évêques, c'est-à-dire de ceux qui constituent l'élément essentiel et fondamental d'un concile et en sont les seuls membres ayant, indépendamment de tout privilège, un droit strict à y être convoqués, on trouve qu'il vient en tête de tous les conciles œcuméniques réunis par l'Eglise. Des 667 Pères qui assistèrent et donnèrent leur suffrage à la troisième session, 608 étaient des évêques (cardinaux ayant le caractère épiscopal, patriarches, primats, archevêques et évêques) (1). Si l'on ajoute à ce chiffre celui des autres évêques qui ont pris part au concile, ' il n'y a pas de doute que le total soit supérieur à celui de tous les autres conciles, alors même que celui de Chalcédoine, ainsi que le portent quelques documents, aurait compté 63o évêques présents.
Au reste, le grand nombre d'évêques présents ne suffit pas encore à rendre un concile œcuménique. Pour lui donner vraiment ce caractère, il est nécessaire que ses membres soient répartis dans tout l'univers, de telle sorte que l'ensemble du monde catholique s'y trouve moralement représenté. Or, cette condition se trouve réalisée d'une façon éclatante au concile du Vatican.
Des 49 cardinaux présents, la plupart étaient italiens ; cependant l'Autriche, l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Irlande et l'Amérique (le cardinal Moreno, archevêque de A'alladolid, étant Américain), avaient aussi des représentants dans le sacré collège. C'est un Allemand, le cardinal Reisach, qui fut nommé premier président du concile : la maladie, il est vrai, le retint absent, et il mourut deux semaines seulement après l'ouverture des sessions
(1) Fessler, loc. cil., p. 21.
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Mais le groupe des patriarches manifeste bien mieux l'œcuménicité du concile. Sur onze patriarches il en manquait un seulement, le patriarche maronite d'Antioche en Syrie. Nous y trouvons présents celui de Babylone, du rite chaldéen, ainsi que trois d'Antioche, un du rite syriaque et deux du grec-melchite (i); il y en a encore un de Cilicie, en Asie Mineure, et un autre des Indes Occidentales; de ces six, cinq étaient Orientaux et un Espagnol. Trois autres Pères portaient aussi le titre de patriarche ; l'un d'eux avait seulement le titre de patriarche latin de Constantinople, sans aucune juridiction sur le territoire de ce patriarcat. Les deux autres étaient, le premier, originaire de l'île de Chypre, délégué apostolique pour les Orientaux et vicaire patriarcal apostolique pour les Latins ; le second, un Italien, prodélégué apostolique et provicaire d'Alep (2).
Des onze primats de l'Eglise catholique, il n'en manquait également qu'un seul au concile du Vatican : c'était l'archevêque de Braga, primat de Portugal. Etaient présents les primats de Salerne dans la basse Italie, de Tarragone en Espagne, de Lyon en France, // d'Armagh en Irlande, de Malines en Belgique, de Salzbourg dans l'Autriche allemande, de Gran en Hongrie, de Posen-Gnesen en Pologne, d'Antivari et Scutari en Albanie, et de Bahia de Todos os Santos dans le Brésil.
On est surtout frappé de l'œcuménicité du concile quand on considère le groupe des archevêques. Nous en comptons 127. Fessier (3) range les 107 qui assistèrent à la troisième session publique et y émirent leur suffrage, d'après les pays où était leur siège épiscopal, et il en trouve ainsi 23 pour les Grecs et les Orientaux (8 Arméniens, 5 Chaldéens, 4 Maronites, 3 Syriens, 1 Grec, 1 Grec Melchite et 1 Roumain),
(1) Un de ces derniers (Bahus) avait pris sa retraite.
(2) Cf. l'appendice placé à la fin de tout l'ouvrage.
(3) Das Vatikan. Konùlium, p. 16 sq.
puis 2.3 pour l'Italie, 10 pour la France, 10 pour l'Amérique du Nord, 6 pour l'Amérique du Sud, 5 pour l'Espagne, 4 pour la Turquie et la Grèce, 3 pour l'Autriche, 3 pour l'Allemagne, 2 pour l'Irlande, 2 pour la Hollande (i), et i pour l'Angleterre; les i5 autres étaient des archevêques titulaires.
Sur les 029 évèques qui parurent au concile du Vatican, 456 prirent part à la troisième session. De ce nombre, 297, d'après Fessier (2), appartiennent à l'Europe : 122 à l'Italie, 61 à la France, 3i à l'Espagne, 18 à l'Autriche-Hongrie (y compris un évèque des Roumains), 16 à l'Irlande, i5 à l'Allemagne, 11 à l'Angleterre et à l'Ecosse, 9 à la Turquie et à la Grèce (y compris un évêque des Bulgares ), 7 à la Suisse, 5 à la Belgique et à la Hollande, et 2 au Portugal.
D'Amérique il y avait 73 évêques prenant part à la troisième session : 5i de l'Amérique du Nord (y compris le Canada, la Nouvelle-Ecosse, le Mexique, le Texas et la Californie, 6 de l'Amérique centrale, 16 de l'Amérique du Sud, représentant l'Empire du Brésil, / la République Argentine, le Chili, la Bolivie, le Pérou, le Venezuela, la Nouvelle Grenade et l'Equateur.
« L'Afrique avait envoyé ses quelques évêques, au nombre de neuf; c'étaient ceux d'Egypte (pour les Coptes), d'Alger et Tunis, des îles du cap Vert, du Cap de Bonne-Espérance, du Natal, de l'île Bourbon et de l'Abyssinie.
» En Asie il faut distinguer l'Asie antérieure (Asie occidentale), et l'Asie postérieure (Asie orientale). Il était intéressant de voir au concile, venus de l'Asie occidentale, les évèques du rite grec et des divers rites orientaux (5 Arméniens, 4 Chaldéens, 2 Syriens, 2 Grecs-Melchites). L'Asie postérieure ou Asie orientale était représentée par i3 éve-
il) La Hollande n'avait en réalité qu'un archevêque, à Utrecht; mais l'évéque de Bois-le-Duc ayant été autrefois archevêque d'Utrecht gardait son rang parmi les archevêques, comme c'est l'usage en pareil cas.
(2) Loc. cit. p. 17 sqq.