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ques des Indes orientales et 19 de la Chine ou des pays voisins, Siam, Tonkin et Coettmehins ; l'évêque unique du Japon était présent lui aussi.
« L'Australie avait envoyé les évêques de Wellington (1)et de Brisbane, de Goulburn et de Victoria, de Perth, d'Arniidale, d'Adélaïde et de Melbourne, l'évêque de l'île de Ilobarttown (Terre de Van Dienien) était venu, ainsi que les évoques de Batavia, des îles Sandwich, des îles Marquises et de l'Océanie centrale. »
La Russie n'avait aucun évèque pour la représenter au concile du Vatican. Cependant, comme nous l'avons déjà dit, l'administrateur du diocèse de Podlacliie (Ianow), en Russie, y avait été admis.
A côté des noms de sièges antiques si connus dans tant de conciles, on entendait au concile du Vatican, dit Fessier (2), quand on procédait aux appels, prononcer beaucoup d'autres noms « qu'aucun concile œcuménique n'avait encore entendus : Munich et Bamberg, par exemple, Westminster et Manille, Santiago de Chili, Buenos-Ayres, La Plata, Guatemala, Quito, Venezuela, Mexico et Guadalaxara, Oregon City et Toronto, Halifax et Cincinnati, Baltimore et New- York, Saint-Louis et San-Francisco en Californie. »
Ce qui frappait surtout c'était l'augmentation des évêques de langue anglaise. « Au concile de Trente, dit Mgr Gibbons (3), 4e. continent américain, découvert depuis cinquante ans,// n'avait pas un seul représentant. L'Océanie était encore à cette époque une terra incognita. D'Ecosse il n'était venu aucun évêque, l'Angleterre avait envoyé un prélat à ce concile, l'Irlande trois. Il n'y avait donc à Trente que quatre "représentants de la langue anglaise. Au concile du Vatican, au contraire, on vit un épiseopat anglais de plus
(1) Dans la Nouvelle-Zélande.
(2) Loc. cit. p. 16 sq.
(3) Stimmen aus Maria Laach , t. XL VI (1894), p. 571.
de 120 membres. Il se trouva à Rome, parlant notre langue, des prélats venus d'Angleteterre, d'Irlande et d'Ecosse, des Etats-Unis et du Canada, de l'Océanie, des Indes orientales et de l'Afrique. « L'Angleterre, a dit Daniel Webster, dans un de ses discours au Sénat des Etats- Unis, a semé sur toute la terre ses garnisons et ses postes militaires, dont les sonneries de réveil, suivant partout, aux beures successives du jour, le soleil à son lever, font retentir dans tout l'univers l'écbo des airs anglais. » C'est avec la même assurance que nous pouvons dire : partout où flotte le drapeau anglais ou américain, partout où se parle la langue anglaise, le signe du salut se dresse lui aussi, et notre noble et cbère langue maternelle sert à publier la bonne nouvelle de la paix et du pardon. Et je ne crains pas de le prédire, le procbain concile œcuménique, s'il se tient dans cinquante ans, verra les représentants de la langue anglaise égaler ou dépasser en nombre ceux de n'importe quelle autre langue. »
Il ne faut pas être surpris que parmi les cinq parties du monde, l'Europe avec son antique et ferme organisation ecclésiastique ait fourni au concile la partie de beaucoup la plus considérable de ses évêques. Parmi les pays européens, c'est l'Italie qui avait les plus nombreux représentants ; à la troisième session 122 êvêques étaient des Italiens, et 170 appartenaient à l'ensemble des autres pays de l'Europe. Xaturellement on a pris prétexte de là pour attaquer le concile. Mais au lieu d'avoir son origine dans un privilège accordé à la péninsule italique, cette proportion tient à des circonstances où les questions de personnes n'ont rien à voir.
A Rome seulement, il y a déjà un nombre considérable d'évêques : d'une part les évêques, assez nombreux en Italie, qui donnent leur démission, se retirent de préférence à Rome ; d'autre part, beaucoup de prélats qui aident le Pape dans le gouvernement de l'Eglise, reçoivent la consécration
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épiscopale, parce que, ayant constamment à traiter avec des évêques, il semble convenable qu'ils aient le même rang.// De plus, en Italie, les diocèses sont plus petits et plus nombreux (pie partout ailleurs. C'est un inconvénient sans doute, comme Test, en sens contraire, l'étendue et le petit nombre des diocèses en Allemagne. Mais cette situation de t'ait est le résultat d'une évolution historique et, de même qu'il est très difficile en Allemagne de multiplier les diocèses en les divisant, on se heurte en Italie aux plus grosses difficultés quand on cherche à en fondre plusieurs ensemble. Qu'on songe à la jalousie si facilement excitée, pour les moindres raisons, entre les petites villes, et l'on se fera une idée de l'opposition qui se manifesterait, si on voulait priver une ville du siège épiscopal qu'elle possède depuis des siècles, pour la soumettre à l'évoque d'une autre cité. Souvent aussi le respect pour des traditions historiques, pour d'antiques fondations et des droits bien établis, s'oppose à ces changements. Bref, tant qu'il y aura en Italie un plus- grand nombre d' évêques qu'ailleurs, il y en aura aussi un plus grand nombre, que leurs diocèses soient petits ou grands, à avoir le droit de siéger et de voter au concile. L'étendue des diocèses n'a rien à faire ici. Ainsi, était-ce avec pleine raison, par exemple, que l'Irlande avec ses quatre millions à peine de catholiques, avait au concile seize évêques, alors que l' Autriche-Hongrie malgré ses trente-deux millions de catholiques n'en avait que dix-huit, et que l'Allemagne avec ses dix-sept millions n'était représentée que par quinze prélats.
Schulte et Friedrich voudraient, nous l'avons vu dans le premier volume (i), que le nombre des évêques d'un pays fût exactement proportionné à celui de ses habitants catholiques. Ils considèrent le concile comme le parlement d'un
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Etat à régime partiellement ou complètement démocratique, où les députés reçoivent leur mandat du peuple. Mais alors les apôtres n'auraient eu aucun droit de se rendre à un concile, car de quel peuple en auraient-ils reçu le mandat ? Non, ce n'est pas du peuple, c'est de Dieu que les apôtres ont reçu leur pouvoir d'enseigner et de gouverner ; leurs successeurs ne tirent pas davantage leur autorité de leurs diocèses; elle leur est donnée par Dieu sur leurs diocèses. Pour avoir le droit d'assister au concile, il suffit aux évèqucs d'être les successeurs des apôtres ; que le troupeau confié à leur garde soit grand ou petit, cela n'entre aucunement en ligne de compte.