‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 3)Chapitre 27 sur 152 · LA FORMULE D INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LA FORMULE D INTRODUCTION

lions respectives, qui dans leur examen des questions proposées, pourront ainsi en avoir le texte sous les yeux (i).

Telles furent les demandes et les observations auxquelles le règlement donna lieu de la part des Pères, et telles furent les réponses du pape.

Sur un autre point encore se portèrent de bonne heure les critiques d'un membre du concile, mais au lieu de s'adresser par lettre au pape, il porta la question devant la congrégation générale.

Le huitième paragraphe du règlement portait que les décrets du concile devraient commencer par ces mots : Pins, Episcopus, Serons ServorWm Dei, sacro approbante Concilio (2). C'est contre cette prescription que s'éleva M81 Strossmayer, évèque de Diakovàr, dans un discours prononcé le 3o décembre à la cinquième congrégation générale (3). En tête des décrets il voudrait qu'on plaçât les mots Sacrosancta Synodus deccrnit, ou d'autres semblables, comme on le fit au concile de Trente. Un des motifs qu'il allègue c'est que le concile de Trente a habitué les fidèles à ce début des décrets : « Je confesse ma faiblesse, dit-il; moi-même j'étais si habitué à la formule du concile de Trente, je l'ai si profondément gravée dans ma mémoire et dans mon cœur, qu'en lisant pour la première fois ce schéma (de doctrina catholica), je fus réellement étonné et je me demandai pourquoi l'on s'était écarté de la formule de Trente (4) ».

La surprise de l'évèque de Diakovàr, d'autres ont pu l'éprouver. // De tous les conciles, celui de Trente nous est le plus familier ; nous sommes tous habitués aux formules d'introduction de ses décrets; on y exprime que les décrets émanent du concile, et le pape n'y paraît que pour les

(1) C. V. 921a. sqq.

(2) Ci-dessus, p. 56.

(3) CL les détails plus loiu, ch. VIL

(4) Acta Congregationutn GeneraUum. 1,39.

approuver. Or voici qu'on propose une formule où le pape vient en première ligne et comme auteur principal des décrets.

Mais pour déterminer les règles à observer dans un concile, ce n'est pas sur l'un d'eux en particulier, serait-il le dernier et par conséquent le mieux connu, qu'il faut prendre uniquement modèle; il faut avoir surtout égard aux usages suivis dans la généralité des conciles Or, la plupart indiquaient pour mettre en tète des décrets, les paroles prescrites par le bref Multipliées inter. Le Pape n'assistait pas en personne au concile de Trente; à celui du Vatican, au contraire, il exerçait lui-même la présidence. Or il est d'usage que dans les conciles présidés par le pape, la formule d'introduction des décrets soit celle qui était prescrite pour le concile du Vatican, ("est ce qu'expose fort nettement Galeotti dans le rapport que nous avons déjà cité (i , et Héfelé, ce maître dans l'histoire des conciles, dit à ce propos dans la note que nous avons déjà mentionnée : « S; le pape assiste, les décrets sont publiés en son nom sacro upprobante Concilie C'est l'usage ancien 2) ».

Hinscliius l'atteste également, et puisqu'il cite des exemples, voici un de ses passages : c< Depuis le premier concile de Latran en ii23, les canons, ainsi que les synodes généraux tenus par les papes depuis le milieu du XIe siècle, doivent être considérés connue des ordonnances émanant du pape; et les pluriels qui s'y rencontrent, prohibemus, inter dicimus, etc., sont des pluriels de majesté, qu'il ne faut pas rapporter aux Pères des conciles : on peut le voir par Lateranense I, c. 1 auctoritate apostolica... prohibemus) ; c. 12 (ex fratrum nostrorum et totius curiae consilio); [Mansi 21. 283'; — Lateu. 1I,c. 7 (prœdecessorum nostrorum GregoriiVII... vestigiix

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(2) Page. 5.

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