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DISCOURS DE Mgr KIIAYATT 149
lion verbale (i) '. Ce qu'il propose, c'est qu'on n'ajoute rien à la définition du concile de Trente sur l'inspiration, mais qu'on développe dans les séminaires les études qui mettent en mesure de repousser les attaques contre la Sainte Ecriture.
M-! Ramadie. évoque de Perpignan (2), demande qu'on retranche au chapitre quinzième le passage où 011 affirme l'unité de nature du compose humain l'ait d'une âme raisonnable et d'un corps, parce. que l'âme raisonnable est vraiment ci par elle-même, ou immédiatement et essentiellement, la forme du corps de l'homme : il n'y a aucune raison de donner cette explication, qui peut avoir bien des inconvénients et prêter a des discussions dangereuses ; dans l'état actuel de la question, elle présente de bien grosses difficultés. L'orateur s'étend assez longuement là-dessus.
Mgrdel Valle,évèque de Huanueo, au Pérou (3), se prononce pour une amélioration ou une transformation du schéma. Certains passages n'ont pas la clarté nécessaire. Il voudrait quelque chose de spécial sur le semi-rationalisme. Sur les divers chapitres, il fait encore quelques autres observations.
M-1' Khayatt, archevêque d'Amadija (dans le Kurdistan turc), du rite ehaldéen (4), se présente comme évêque dam pays lointain, dont les premiers apôtres furent les mages à leur retour de la crèche. Lui aussi désire que le schéma commence par exposer la doctrine catholique. Il ne veut pas
(1* Deux autres raisons qu'il lit valoir contre l'expression vere et proprie étaient les suivantes : 1° quia hic modus ditendi tollil discrimnt inter i/,sis*ima l)ti verba ipsiusmet oquenlis, v. g. sivequando in vettri Teslatnento Deus prophelas allvquilur, sive quando Christus ipse in novo Teslamento Apostqli* oracula sun Iradit; et narrationes scnptorum sacrurum, qui ntquaquam rêve ante jua.tn muttos, sed tantutn (tssistt'iih' et mooente Deo, p œdictas iv rrationes scripserunl. Tum 2° quia relaliones forte ampliorts, quant antehac œslimututn est, suit in tibris hisloricis cl etiam alibi, quœ apud profanas script-res comparalœ fort» fueiunt; sioe de hoc monuermt auc.Lores sacri, site non m .nuerint » Acla, etc. p. 171.
(2) Acla, etc. . p. 173 sqq .
(3) Ibid., p. 177 sqq.
(4) lbid., p. 181 sqq.
(1) Op. cit., p. 423.
Par contre M"r Ramadié, évèque de Perpignan, avait précédemment dit quelques mois sur la liberté de la science : il avait émis le vœu qu'on ne définît iin e contenue dans le schéma sur Pâme forme du corps, afin de laisser la science libre de poursuivre ses recherches sur la nature de l'homme.
en apprécier la latinité : le style doit être bon, clair, simple, digne d'un concile; il faut conserver celui du concile de Trente. A propos de l'Ecriture- Sainte, il demande une addi tion sur les traductions autres que la Vulgate, sur la syro chaldéenne et l'arabe en particulier. Le concile devrait s'occuper aussi de l'aire de ces traductions une édition exacte et sans fautes. Le prélat ajoute encore quelques mots sur l'Incarnation et le péché originel; / il voudrait voir ajouter une explication à la doctrine du concile de Florence sur les peines de ceux qui meurent avec le péché originel, afin qu'on ne croie pas qu'ils ont à souffrir la peine du feu; dans la doctrine sur l'Incarnation, qu on n'omette pas le mot Deipara, qui est décisif contre les Nestoriens.
Friedrich (i) met une complaisance marquée à parler du discours de Mgr Khayatt ; il insiste sur la bonne impression produite par « cette voix si belle et si claire; l'archevêque trouve que le schéma s'attache beaucoup trop aux questions d'école; quelle nécessité en particulier peut-il y avoir pour un concile à s'occuper des opinions particulières des savants allemands? Ce sont là des affaires locales. La philosophie ne regarde pas le concile ; et, comme Mgr Haynald et M-1 Meignan, le prélat oriental répète avec insistance l'expression si odieuse à Rome de scientia libéra ». Or, il n'y a pas un seul mot sur ce sujet dans le discours de Mgr Khayatt. Mgr Haynald n'a pas davantage parlé de la scientia libéra; Mgr Meignan non plus, à moins que sa sévère appréciation de la science émancipée qui anéantit l'Ecriture-Sainte, ou bien encore le vœu exprimé par lui qu'on n'ajoute rien aux décisions de Trente sur l'inspiration, ne soient les passages auxquels Friedrich a voulu faire allusion (2). Cet auteur revient encore une fois à
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ftTgr Khayatt, pour lui taire dire « qu'en sa qualité de Chaldéen, il ne saurait prétendre apprécier le latin du schéma, mais que si on le compare à celui du concile de Trente, la comparaison lui est fort défavorable ». Or, voici le texte même de la phrase de Msr Khayatt : on peut y veilles déformations que, pour complaire à Friedrich, celui qui le renseigne sur les congrégations générales fait subir aux paroles des orateurs : Quoad stilum schematis non est mcuni judicare. Scinnt Rmi Paires, stilum debere esse bonuin, conspicuuin, simplicem et concilîarem ; a stilo Tridentino non est recedendum : et decet magnopere Conc'dium Romanum Vaticanum ea latinitate et ea conspicuïtate sermonis potière, quas est propria Romanorum.
Cependant Friedrich préfère encore au discours de M-1 Khayatt, les paroles de l'orateur qui le suivit, Mgr Ilaynahl, archevêque de Kalocsa (i). Mgr Haynald est, en effet, un véritable orateur; il est maître de la langue latine; son discours est belliqueux. Il ne s'en prend cependant pas au schéma; ses paroles sont dirigées contre l'évèque de Paderborn, qui avait dit « que lss Pères avaient le droit de conserver le schéma, de l'amender, de le corriger, mais non pas de le désapprouver ou le rejeter. » 12) C'est]avec lajmême ardeur que, vers la fin de son discours, il s'attaque à M-1' Raess, évèque de Strasbourg.
L'évèque de Paderborn (3), dit l'orateur, aurait parlé avec pleine justesse s'il avait affirmé que nous ne pouvons pas rejeter les vérités de foi définies que contient le schéma. Mais ce n'est pas sur ces vérités qu'a porté son discours (personne non plus d'ailleurs n'a prétendu qu'il faille les
(1) .\c',a, etc. p. 183 sqq,
(2) Ci-dessus p. 132.
(3) M5' Haynald exprime tout le respect qu'il porte à son collègue : « Cujus (Episcopi Puderbornensis), eximiain personam ni prœsiynem virtulem ac magnam truditionem a fiê-'enitiOui nnnU uiihi notri'ii nïnjni fado el !um uopere veneror. »
rejeter) : ce qui en a l'ait l'objet c'est la l'orme, l'allure générale du schéma. « Or, il s'agissait du corps du schéma. Bien que sorti des mains de personnages fort doctes, qui ont mis beaucoup de talent et d'application à le façonner et qui - ■ -ont ainsi acquis des droits à notre plus grand respect, ce corps porte encore inévitablement des traces de l'humaine et mortelle faiblesse qu'il importe de faire disparaître. S'il faut l'enterrer, ce n'est donc pointpour s'en débarrasser, mais poup le voir ressusciter, ainsi qu'on l'a dit, avec ces magnifiques parties qu'il renferme, et qu'il soit transformé en un corps glorieux de vérités éternelles...- Le corps du schéma, voilà ce qu'on a soumis à notre appréciation et à notre jugement. » Nous devons examiner, continu e-t-il, si les vérités déjà définies ont à entrer de nouveau dans les décrets de ce concile, si les doctrines enseignées dans les écoles, mais qui ne sont pas encore dogmes définis, doivent prendre place dans le corps «les vérités définies par l'Eglise, enfin s'il y a lieu d'approuver! le style ainsi que la manière de procéder. La liberté pour les Pérès de se livrer à cet examen, l'orateur en trouve la preuve dans les paroles du pape ; le bref Multipliées inter soumet les schémas à l'appréciation du concile et prescrit que les Pères devront se prononcer sur leur ensemble et sur toutes leurs parties. Ils peuvent, par conséquent, agréer et rejeter les schémas. Même conclusion à tirer et plus clairement encore de l'en-tête de la constitution : le pape, y est-il dit, la donne ce avrec l'assentiment du saint concile. » // Pouvoir librement donner son assentiment, c'est aussi pouvoir, avec la même liberté, le refuser.
Il n'y a pas de doute (pie M61" Haynald n'ait raison lorsqu'il attribue au concile la liberté de rejeter de la manière qu'il explique, un projet que le pape a soumis à l'examen de l'assemblée, avant de l'avoir approuvé lui-même.
Mais peut-être n'y a-t-il pas tant de différence entre son
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opinion ei celle de l'évêque de Paderborn. Ce droit strict, ce dernier, lui non plus, ne l'a guère conteste au concile. (.( Ce qui m'empêche de conclure au rejet de tout le schéma, avait dit M*1' Martin, c'est avant tout le respect que nous devons au pape ». Il ne nie donc pas la rigueur de son droit; mais, son respect pour le Saint-Père qui a jugé le schéma digne d'être proposé au concile, est un des motifs qui le font s'abstenir d'en user. 11 est vrai qu'il ajoute bientôt après, les paroles attaquées par M KrHaynald; m ai s ces paroles ne doiventelles pas s'interpréter d'après les précédentes ? Ce qui les a provoquées c'est sans doute la dure expression de l'évêque d'Halifax, que dès maintenant le schéma n'est plus à amender mais à enterrer respectueusement. En fait, le respect dû au pape n'oblige nullement les Pères à accepter chacune de ses propositions; mais en présence d'un schéma qui embrasse cette immense quantité de matières, déclarer qu'il n'est bon à rien, qu'il faut l'enterrer, qu'on n'y trouve rien qui mérite d'être approuvé, c'est un procédé que ne sauraient suffire à expliquer les défectuosités de l'oeuvre proposée; il indiquerait plutôt chez les Pères du concile une attitude anormale à l'égard du pape.
MS1 Haynald revint encore une fois à ces paroles de la suscri ption où il avait trouvé la preuve que les Pères étaient autorises à rejeter un schéma : <c Vous connaissez, dit-il, vénérables Frères, la force, la signification, l'autorité de cette formule. Il n'y a pas longtemps encore vous avez entendu nos augustes présidents vous adjurer solennellement, par les cendres mêmes des Saints Apôtres, de la laisser subsister tel qu'elle est, vous représenter qu'elle ne peut pas être mise en discussion, qu'on ne saurait ni directement ni indirectement en rien retrancher ; il est donc interdit aussi sous peine de censure de supprimer dans cette formule les mots « avec l'approbation du concile », // si bien qu'il n'y pas jusqu'à cette formule elle-même qui ne doive de toute nécessité recevoir
loi HISTOIRE DU CONCILE DU VATICAN
notre approbation. »(i) - Il semble percer dans ces paroles un peu d'humeur cà l'égard des présidents qui avaient interrompu le discours de Mgr Strossmayer (2).
Friedrich (3) félicite l'orateur d'avoir dit : « qu'il était permis aux évêques de parler sur la formule Pins episcoî pus, etc., maigre l'interdiction qui en avait été faite naguère à l'un d'entre eux et qui l'empêchait lui-même de revenir sur cette question ». Si Mgr Haynald a exprimé cette pensée, ce ne peut être que dans le dernier membre de phrase, dont nous donnons en note le texte latin ; les autres parties de son discours ne contiennent en effet rien qui y ressemblé. Quant à ce dernier membre de phrase, il n'est pas bien clair, et nous nous demandons si, après avoir préparé une tournure plus explicite en faveur de Mgr Strossmayer, l'archevêque ne se serait pas troublé au moment de la prononcer et n'aurait pas ainsi rencontré l'expression dont il se servit (4).
Nous donnons volontiers raison à M>'r Haynald, lorsqu'il attribue au concile le droit de rejeter un schéma que le pape a soumis à son libre examen. Mais on sent dans le ton de son discours un peu de ce mécontentement qui s'était malheureusement emparé de beaucoup des Pères qui croyaient devoir s'opposer à la définition de l'infaillibilité du pape parée qu'ils
(1) Ut adeo ipsa hsec formula sub tpsatn approbationem Ma cadet sit neces.se. Acta, etc., p. 185.
2 Cf. ci-dessus, p. 119.
(3) Op. cit., p. 421.
(4) « Le légat Capalti, dit Friedrich (op. cit. p. 422), écoutait le cou allongé, les deux mains près des oreilles pour ne rien laisser perdre du discours, dans l'espoir sans doute de saisir un mot qui lui permit d'interrompre l'archevêque. Mais il n'y réussit pas, tant celui-ci avait habilement composé son discours et mesuré ses paroles. Aussi quelle amertume elles causèrent aux cardinaux ! Je pourrais à ce sujet ajouter plus d'un trait significatif. Par contre, tandis qu'il parlait, les évêques applaudirent plusieurs lois leur collègue, et quand il eut fini il s'éleva parmi eux un murmure plein d'approbation. » Evidemment Friedrich pourrait encore, et avec le même droit, ajouter beaucoup à son récit. Dans les commérages romains où il puise ses principaux renseignements, il y a enc »re assurément plus d'une historiette intéressante de la valeur de celles qu'il rapporte. Il ne semble pas cepandant que les applaudissements dont il parle aient été particulièrement bruyants: les sténographes n'en ont rien perçu.
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'a jugeaient inopportune et dangereuse. M*-'1 Haynald était un de leurs chefs ; or entre eux et les partisans de la définition, le dissentiment était particulièrement aigu au moment de la neuvième congrégation générale; c'est alors que se rédigeaient les adresses pour et contre cette définition. Cette même circonstance explique aussi les attaques auxquelles, vers la fin de son discours, M'-' Haynald se livra contre M ' Raess et M>'r Martin .
Xous avons déjà rapporté (i) comment Mgr Kaess avait demandé aux présidents de ramener à la question les orateurs qui s'en éloignaient : on éviterait ainsi de gaspiller inutilement le temps si précieux du concile. Mgr Haynald revient sur cette demande. Après avoir montré que le concile a le droit de rejeter un schéma et d'exprimer son avis, il espère, dit-il, que cette liberté sera conservée aux Pères malgré la pathétique apostrophe adressée aux présidents par l'évèque de Strasbourg afin qu'ils usent de leur pouvoir pour fermer la bouche à certains orateurs; et que cette liberté ne sera pas gênée non plus sous prétexte que la plus grande partie de ce qu'expose le schéma se trouve déjà, suivant la remarque du même prélat, dans le Syllabus et dans d'autres constitutions apostoliques (2) — « Xous voulons user de
(i) Page 147.
(2) Consliluram autem hanc [liber aient] non obstante pathetica Ma R"" Episcopi Argent neasts apostrophe ad E»""» Prœsidium direcla, ut contra certos nescio quos oratoresjure suo >t ' potestale ulatur, ad ob'ur.inia ora eorum, apostrophe directa non absque ccrt'S face ils contra quosdam renerabiles oratores direclis, quorum gloria ipsis constat, sed quorum tela, proul ipse similitudincni hanc adnmavit et enuntiavil, non semper dlos fei\unt, in quos iaciunlur. Libcrtate hnece, non dubito, usuri sunt Venerabiles Patres non obs'unlc eHamp ovocatione ejusdem R»l': domini Episcopi ad tam circumstanliam, quod plurima in schemate contin>ntur verbis illù expressa, quœ verbi inSullab 1 et aliis coaititulionibus aposlolicis letjimus tt summa pietate veneramur Scimus quodnim momentum verbis Mis insit , sed scimus etiam hoc, quod inler Sylla'nim et rel quas il as constiluUones et noslram etiam hanc actiunem sinl et cecidevint veroailla *-"sm' Domini nos'ri. qui bus annuntiaoilea, quœ in schemate contnientur, nulla auclorilatc sua munita, intégra intègre n-jstro judicio et exatnini subiiei. Acta, etc. p. 18G sq.
cette liberté qui nous limite, et nous nous résignons aussi à ce que nous répondait naguère le Révérendissime évèque de Paderborn, ù propos de l'objection que le schéma ne contient pas tous les remèdes aptes, opportuns et nécessaires pour la guérison des maux de notre temps. Il nous a dit— vous vous en souvenez, Kévérendissimes Pères — de prendre patience, que nous n'avions encore entre les mains qu'une petite partie de ce qu'on doit nous proposer sur les questions dogmatiques. Nous félicitons bien volontiers Mgl de Paderborn d'en savoir plus long que nous ; et, si ce qu'il connaît tandis que nous l'ignorons doit guider notre conduite, nous attendons avec patience; en attendant toutefois nous pouvons sans doute ne pas renoncer à corriger certains défauts; peut-être trouverons-nous l'occasion de nous l'aire une autre conviction //; nous désirerions cependant beaucoup ne pas ignorer ce qu'il sait et avoir déjà en mains de quoi régler notre conduite (i). »
Les discours des deux évèques n'avaient certainement pas donné lieu a ces remarques ironiques. Elles ne s'expliquent que par la disposition d'esprit où se trouvait Mgr Haynald; elles laissent voir quel était son mécontentement à l'égard des représentants d'une opinion qui lui déplaisait, et de ceux-là même qui dirigeaient le concile. En demandant aux présidents de ramener à la question les orateurs qui s'en écartaient ou même 'de leur retirer la parole si c'était nécessaire,
(1) Vtamur hav.ce libtrlale, quœ nos cons'.rinyit ; pat amur Ma, quœ H. D. Paderborwnsis Episcopus nuper protulit, respundendo td itlam objeclionem, quod schéma non conlinet uvinia r> média sait mdo mo lento wvo apla'ojiporlU' a etnectssarin. Di i U se. (meminists Rm' Patres), quod patienter expeclandum habeamus, exiyuameirim solum partemeorum, quœ nobis in maleria dogmulica proponenda sunt, prœ nvinibut habere. Nos ce/le yrululamur, qu tl H"'"* Paderbo neiisis Episcopus plus sciai nobis ; sedin quantum d quod Me scit et quod nosnescimw, ti-rec ion noslrce inservire debe', et patienter expeclamus; et interea forsan a nonnulis defectibus corr génois non absiinemus, quiuforswi occas onem nanciscemur a'iam conviclionem habendt ; subinde vc'hemenUr optassemw, ut qund illc scit, nos non nés -i:, nuis, ef mo lojai» directiunem al f'ormam agendi habeamus. Acta, etc. p. 187.
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M-' Raess ne leur a rien proposé de blâmable; il n'a t'ait hue leur demander d'accomplir ce qui était leur devoir, et devait être profitable à tout le monde. Il n'y avait dans l'expression de son vœu rien de pathétique ni de blessant : tout le monde peut en juger; nous avons cité plus haut ses propres paroles (i). Il est également difficile de s'expliquer autrement que par de la mauvaise humeur, que .M [laynald ait pu se formaliser d'entendre Mgr Raess faire observer, en défendant le schéma, qu'il était extrait des documents pontificaux.
Les paroles de l'évèque de Paderborn ne justifient pas davantage la remarque de Mgr Haynald. On s'était plaint que !c schéma ne contint pas de remèdes pour tous les maux du temps présent; c'est que, avait justement répondu MgI Martin, ce schéma n'est pas le seul qui sera proposé au concile. Faut-il donc conclure de ses paroles qu'il avait sur les schémas qui restaient à déposer des renseignements spéciaux qu'on refusait aux autres évoques? // Chacun d'eux n'aurait-il pas pu répondre comme lui ? Le ton à demi moqueur de M>'r Haynald provenait de son regret que les organisateurs du concile n'avaient pas voulu communiquer d'avance tous les projets élaborés pour l'assemblée; il était en effet du nombre des évêques que nous avons vus adresser au pape une supplique pour obtenir la communication de tous les projets à la fois (2), leur demande n'ayant obtenu qu'un refus, la sortie de Mgr Haynald était une réplique à cette réponse négative.
Ce n'est que dans les derniers mots de son discours que l'archevêque de Kalocsa s'occupe du schéma lui-même. Il reconnaît l'érudition et le vaste savoir de ses auteurs. Mais il y trouve aussi des défauts ; il faudra donc le renvoyer à la Députation de la foi qui fera disparaître ces défauts, et il ne restera plus alors que ce qu'il y a d'excellent.
(1) Page 147, note 2.
(2) Ci-dessus, p. GO.
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Il restait encore un orateur à entendre, M>n' Joseph Papp- Szilâgyi de Illesfalva, évèque de Grosswardein (i). Il avoua qu'il avait eu d'abord toute espèce d'objections à faire au schéma, mais une étude prolongée les avait fait toutes disparaître. Fond et formejlui paraissent à louer; en relevant quelques attaques dont le projet a été l'objet, il répond en particulier au reproche qu'on lui a l'ait de s'exprimer parfois trop durement. La conclusion de son bref discours est qu'i agrée et approuve le schéma; il en recommande aussi l'acce tation aux autres Pères.
On avait épuisé la liste des orateurs. Tous ceux qui avaien tenu à prendre la parole sur le schéma l'avaient fait. Le premier président se leva donc et déclara qu'en présence de nombreuses observations présentées sur le schéma, et cou formément à la constitution pontificale Multipliées inter on le l'enverrait à la Députation de la foi, accompagné d ces critiques. La prochaine congrégation générale se tien drait le 14 janvier; on y procéderait d'abord à l'élection de la Députation pour les affaires du rite oriental, puis s'ouvriraient les débats sur les deux schémas concernant le premier, la discipline de l'Eglise au sujet des évcques et le second, la vacance des sièges épiscopaux. (2)
il) Acta, etc. p. 188 sq.
(2) Acta. etc. p. 190. - C. K.,717d.