LA VIE COMMUNE DES PRETRES
M>'r Dupanloup, éveque d'Orléans (i). La vie commune des prêtres fut encore recommandée par plusieurs autres orateurs, par exemple par M8* Martin, éveque de Paderborn, qui fit remarquer que l'évêque de Munster, décédé quelques jours auparavant, avait commencé à introduire dans son diocèse la vie en commun des prêtres (2).
Msr M el chers, archevêque de Cologne, dans la congrégation générale suivante, mit les Pères au courant des expériences qu'on avait faites dans le diocèse de Munster, son diocèse d'origine. Cette très recommandable institution de la vie commune avait à surmonter beaucoup d'obstacles. Elle avait été introduite à Kevelaer, douze ans auparavant, dans le diocèse de Munster. Les prêtres vivant en commun s'étaient engagés à cette vie par vœu et gardaient certaines règles communes. Des frères lais s'occupaient du service de la maison, et les revenus de chaque prêtre étaient employés à l'entretien de la Communauté. Mais l'expérience montrait qu'un très petit nombre seulement était propre à ce genre de vie. Surtout on ne trouvait que très rarement des frères lais tels qu'il les fallait. C'est pourquoi l'on modifia la règle. On arrêta que les prêtres appartenant à la communauté, s'obligeraient à une vie vraiment sacerdotale et à une certaine observation substantielle des conseils évangéliques, c'est-à-dire : ils obéiraient à leur évoque, ils promettraient d'être toujours prêts à tout entreprendre au moindre signe, ils garderaient de tout cœur et le plus soigneusement possible la chasteté ; // ils promettraient de pratiquer la pauvreté en observant parfaitement les lois de l'Eglise à ce sujet, et ils n'emploiraient les revenus de leur bénéfice ou de leur office qu'aux nécessités de leur entretien et à des œuvres pies. Le reste de leur vie serait de même déterminé par des règles :
(1) Acta, etc., p. 403 sq,
(2) Ihid., p. 413. sq.
on assurerait un temps convenable à la méditation, à la prière, à l'étude et au bréviaire. Pour les conférences et lectures sur la pastorale et pour la vie spirituelle, ils les feraient en commun. Partout où ces prêtres le peuvent, ils vivent ensemble, ou au moins mangent ensemble si en quelque endroit les prêtres n'appartiennent pas tous à la communauté. Au reste, chacun administre ses revenus soimême, et pour le service de la maison, ils ne sont obligés qu'à se conformer aux règlements ecclésiastiques. Cette communauté de prêtres, après le changement des règles, s'est accrue beaucoup et compte à présent deux cents membres : elle est divisée en plusieurs districts, dont les présidents invitent tous les membres à une conférence quatre fois par an. A la tète de toute la communauté se trouve un directeur qui remplace l'évèque. Il visite chaque année tous les membres et les. convoque tous à des exercices communs. La communauté exerce l'influence la plus favorable sur tout le clergé du diocèse (i).
Mgl Xasarian, archevêque arménien de Mardin, exalta la loi du célibat ecclésiastique, telle qu'elle se pratique dans l'Eglise d'Occident. Il signala dans l'absence de cette loi une plaie de l'Eglise d'Orient. Des prêtres mariés, dit-il, s'occupent davantage de leur famille que de l'Eglise, se soucient plus de la parure de leur femme que de celle des autels et mettent plus de soin à élever leurs enfants qu'à instruire | les fidèles qui leur sont confiés. Il en appelle à son expérience. Il attribue les fruits de bénédiction qui se manifestent si ouvertement dans certaines parties de l'Eglise arménienne à ce fait (pie leur clergé s'oblige par un vœu spécial au célibat. « Car, si le clergé reste vierge, il élève plus facilement à Dieu l'esprit et le cœur et se tient uni à Dieu ; c'est I
(1) Acta, etc., i>« 451 sq.
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