‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 4)Chapitre 112 sur 129 · RECEPTION DE L ARCHEVEQUE DE BALTIMORE 39S · texte numérisé non relu

RECEPTION DE L ARCHEVEQUE DE BALTIMORE 39S

Dans le discours de réception, le juge Mason exprima les sentiments de reconnaissance. . et de légitime fierté dont la conduite de l'archevêque, au Concile, avait rempli les catholiques du Maryland... Au nom du clergé, le Père Coskery parla en ces termes :

« Très honoré et très cher Père, vos enfants, clergé et laïques, saluent avec jubilation le retour de leur archevêque, dont nous j>ouvons être justement fiers, si jamais troupeau fidèle a raison d'être fier de son pasteur. Le témoignage de tout l'univers catholique s'unit au nôtre, et nous garantit que nous ne parlons pas seulement le langage de l'amour et de la vanité filials, mais aussi le langage de la vérité et des faits historiques, lorsque nous affirmons que, parmi les lumières brillantes qui ont jeté un si vif éclat dans le célèbre concile du Vatican, il y en a eu fort peu qui, dans l'accomplissement de leur devoir épiscopal « d'éclairer dans les choses de Dieu « tout homme qui vient en ce monde », ont fait plus que notre archevêque (i). »

C'est ainsi que le peuple catholique célébrait ses évêques qui s'étaient distingués au concile du Vatican pour la définition de l'Infaillibilité. Mais il y avait encore bien d'autres manières de montrer son attachement au Pape et à l'Eglise, et sa foi vivante aux vérités annoncées.

Au commencement et dans la suite du Concile, des suppliques de toutes les parties de l'univers étaient arrivées à Rome/ pour la définition de l'Infaillibilité papale (2); de même des prêtres et des laïques déclarèrent au Saint-Père à Rome, ou aux évêques dans leurs différents diocèses, dans de nombreuses adresses, etc., leur soumission entière aux décrets du Concile.

(1) .1. L. Spalding, loc. cit., p. 432 sqq.

(2) Voir Ie'- vol., pp. 53 sq., 173 sq., 323, 339 sq. ; 2P vol., j pp. 182 sq., 241 sqq., 337 sqq. — Civiltù cuttolicu, sér. 7, vol. 10, pp. 747 ; vol. 11, pp. 100 sq., 222 sqq., 337 sq., 339 sq., 604 sq.

2c vol., p. 172; 3" vol., il. 10, pp. 98sq..234sq.,

Xous ne rappelons que l'adresse de soumission qui a été signée en Angleterre et en Ecosse par plus de huit cent trente-neuf prêtres (i).

Parmi les prêtres allemands, la parole outrageante de Dôllinger : « Des milliers de prêtres... pensent comme moi, et tiennent le nouvel article de foi pour inacceptable (2) »r avait soulevé une tempête d'indignation, qui fut bientôt suivie par une véritable marée de protestations et de professions de foi publiques. A leur tête apparut, le i3 avril 1871, « la déclaration publique des curés de la ville capitale et résidence, Munich, à leurs paroissiens», pour repousser «les accusations monstrueuses » du prévôt du chapitre, réfuter ses insinuations dénuées de fondement, et affirmer qu'en qualité de chrétiens catholiques, de prêtres catholiques et même de citoyens, ils se considéraient comme obligés d'adhérer fermement aux décisions du concile du Vatican et de les proposer à leurs paroissiens comme la véritable doctrine catholique (3). A cette déclaration vinrent s'ajouter celles du clergé du diocèse de Ratisbonne (4), des curés de Bamberg (5) et de presque tout le clergé de rarrhidioeèsedeMunich-Freising, du clergé des diocèses d'Augsbourg, Passau, Eichstàtt, Wurzbourg, Spire, Fribourg, Rottenbourg, Mayence, Fulda, Limbourg, de l'archidiocèse de Cologne, des diocèses de Trêves, Paderborn, Munster, Osnabriick, Hildesheim, Breslau, et des Missions du Xord (6).

Lorsque l'assemblée générale des associations catholiques de l'Allemagne, interrompue depuis deux ans/ par la guerre, se réunit de nouveau à Mayence au mois de septembre 187 1,

,1) Ibid., p. 3M.

(2) Erkl&rung vom 28. Mârz 1871. Voir plus haut. p. 623.

(3) Akteiishïckeusv,-., sér. 200 Cf., Aklenstûck LXXIV. (A) Ibid., sér. 204 (T., Aklenstûck LXXV.

(o) Ibid., sér. 206 Cf., Aklenstûck LXXVI. (6) Ibid., sér. 208-217, Aklenstûck LXXVII.

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