‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 4)Chapitre 113 sur 129 · DECLARATION DE FOI DES CATHOLIQUES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

DECLARATION DE FOI DES CATHOLIQUES ALLEMANDS

elle mit au nombre de ses résolutions cette belle déclaration de foi :

« Guidés par une obéissance inébranlable envers le magistère de l'Eglise, et unis, dans un amour filial, à leur pasteur, les membres de la vingt et unième assemblée générale affirment joyeusement leur foi au dogme de l'Infaillibilité du Pape dans les choses de la foi et des mœurs, comme l'a déclaré le saint concile œcuménique du Vatican.

» Nous repoussons avec dégoût les travestissements absurdes de ce dogme, surtout l'affirmation que la doctrine proclamée au concile du Vatican, et par conséquent notre foi catholique, est ou a pu être jamais en opposition avec l'obéissance due aux autorités temporelles et avec la fidélité à la patrie. En même temps, nous exprimons notre confiance que cette vérité, conservée dès l'origine de l'Eglise, révélée par Dieu, a été manifestée de nos jours par la divine Providence, pour accroître la vigueur de l'Eglise, pour renforcer l'union des chrétiens et pour servir d'étoile conductrice à tous ceux qui sont égarés.

» Pleins de respect pour la dignité de la science et pour la tâche que Dieu lui a imposée, les membres de l'assemblée générale déplorent, du plus profond de leur cœur, les tristes égarements qui ont amené un certain nombre de savants allemands à refuser obéissance à l'autorité de l'Eglise. Puisse la blessure qu'a reçue l'Eglise devenir, par la miséricorde de Dieu, l'occasion de reconnaître les ravages d'une science erronée, qui, bien à tort, s'arroge exclusivement le nom de science allemande; puissent ces ravages être réparés par les soins de la véritable science catholique de l' Allemagne (i). » Tels étaient, en effet, les pensées et les vœux les plus ardents de tous les catholiques allemands.

(1) Katholik, 1871, II, 382 sq.

Nous ne pouvons passer sous silence les nombreuses fêtes d'actions de grâces célébrées de tous côtés pour la proclamation de l'Infaillibilité.

La fête de la promulgation qu'avait préparée à Linz, le 3i juillet, le vénérable évêque, Mgr Rudigier, / obtint une certaine célébrité. Précédé de tout le chapitre de la cathédrale, l'évêque se rendit, en procession solennelle, à travers les rues de la ville, de la cathédrale à l'église paroissiale, et là, en présence d'une grande foule proclama le dogme de l'Infaillibilité (i).

Le môme jour, 3i juillet, Mgl Zwerger, prince-évêque de Seckau-Graz, proclama en personne, malgré sa santé très ébranlée, au milieu d'une grande solennité, les décisions du Concile, et, en un magnifique discours, expliqua à ses fidèles le sens de l'Infaillibilité pontificale (2).

Une solennité grandiose avait déjà été célébrée à Braga, l'ancienne et vénérable métropole du Portugal. « Braga, dit avec une juste fierté la revue portugaise du Concile Y Echo de Rome dans son numéro du mois d'août, Braga est toujours la première à donner le bon exemple. Ainsi, le 19 juillet, à peine était arrivé de Rome le télégramme annonçant la définition, que toutes les cloches de la ville firent entendre leur carillon de fête et que commencèrent les démonstrations de la joie publique, qui ne se terminèrent quà la nuit par une illumination générale. Le lendemain, une grande assemblée catholique résolut d'envoyer au Pape une adresse commune, et expédia un télégramme de félicitations au cardinal Antonelli, secrétaire d'Etat. Celui-ci le présenta au Saint-Père, qui s'en montra très reconnaissant

(1) Fiuedrerg, Akleiistiicke, sér. loi. — Vgl. Meindl, Lebcn und Wirken des Bischofs F. J. Rudigier II (Linz, 1892), 76 ff.

(2) V. Oer, Fûrstbischof Zwerger (Graz, 1897), sér. 251. Civilln cattolica, sér. 7, vol. U, p. 733 sq.

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