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FÊTES RELIGIEUSES AU PORTUGAL, A L'EQUATEUR

et envoya aux catholiques portugais sa bénédiction apostolique. Le 25 juillet, fut célébré dans la cathédrale un Te Deum solennel, qui fut entonné par le vénérable archevêque en personne [Msrda Moura, primat de Portugal, que son grand âge avait empêché d'assister au Concile], en présence d'un peuple immense, ainsi que des principaux personnages de la magistrature et de l'armée. Le soir, il y eut de nouveau des illuminations,des concerts et mille autres manifestations de la joie publique.

» Des fêtes semblables furent célébrées à Cervâes,Thibâes, Arcos, etc., ainsi qu'à la villa du collège anglais près de Lisbonne, à Luz et à Campolide. A Porto, on se prépare aussi à une démonstration solennelle d'actions de grâces. Enfin, dans notre capitale s'est formé un comité spécial pour / préparer une démonstration religieuse, fixée au 18 août. » Ainsi s'exprime YEcho de Rome (i).

A Dublin, ces fêtes d'actions de grâces, auxquelles assistèrent, outre le cardinal-évêque, dix-huit évêques, durèrent trois jours (2).

Nous mentionnerons spécialement la solennité qui eut lieu le 18 septembre à Quito, dans l'Equateur, à laquelle la participation officielle du président de la République, l'illustre Don Garcia Moreno,qui dès le commencement avait témoigné au concile du Vatican ses sympathies les plus profondes (3), donnait un certain caractère officiel (4).

Il faut nous arrêter. Si nous voulions entreprendre l'énumération de ces fêtes religieuses, nous devrions, pour le moins, reproduire une page de l'histoire de chaque ville, de chaque village, de chaque église paroissiale de l'univers ,

(1) Civillà callolica, sér. 7, vol. 1 1, p. 605 sq.

(2) 14-13 septembre. Ibid., sér. 8, vol. 1, p. 73.

(3) Voir 1er tome, p. 172 sqq.

(4) Civiltà cattotica, sér. 8, vol. 1, p. 73.

et encore notre compte rendu ne serait il pas complet. Car le simple missionnaire, perdu au milieu des régions païennes les plus reculées, n'a pas manqué, après le 18 juillet, d'entonner dans sa pauvre chapelle, avec ses nouveaux chrétiens, un chant d'actions de grâces, pour remercier Dieu de l'heureux dénouement de cette importante affaire (i).

Enfin.si l'on compte encore ces manifestations spontanées qui, après le vol sacrilège des Piémontais, éclatèrent en Europe, dans l'Amérique du Nord et du Sud, en Australie et en Asie, avec une puissance vraiment étonnante ; les protestations écrites de l'épiscopat de tout l'univers; ces processions et ces pèlerinages que des milliers d'hommes de tout âge et de tout rang ont entrepris pour obtenir la prospérité du Saint-Père ; ce déploiement grandiose de la piété chrétienne et du zèle catholique dans toutes les classes du peuple; ces aumônes qui furent déposées aux pieds du Chef de l'Eglise, prisonnier au Vatican, par des députations de tous les pays, avec l'assurance de la soumission la plus profonde et la plus fidèle (2); enfin,/ la répétition, je dirais presque, le redoublement de tous ces témoignages de respect et d'amour, l'année suivante (1871), à la fête jubilaire de la vingt-cinquième année de son pontificat, on est obligé d'avouer que bien rarement l'univers catholique a témoigné une plus grande unité de foi et d'efforts qu'après le concile du Vatican, et que peut-être jamais un successeur de saint Pierre sur la Chaire Romaine ne s'est acquis l'amour et la confiance de tout ce grand troupeau que lui a confié le Christ, à un plus haut degré que l'infaillible pape Pie IX. /

(1) Comp. 2e vol., p. 396 sqq.

(2) Voir bas ôkumenische Konzil, Stimmen aiîs Mahia-Laacii. Nouvelle série. Heit 11(1871), 84 ff.

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