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CONCLUSION

Coup d'œil rétrospectif. — Providence de Dieu sur le Concile.

Dans le concile œcuménique du Vatican, tout homme, le croyant comme l'incrédule, doit reconnaître l'événement de l'Eglise le plus considérable du XIXe siècle. Mais, éclairé par sa foi, le catkolicpie découvre en lui quelque chose de plus. Il lui faut reconnaître l'action cachée de la Providence divine conduisant les choses à une fin que les plus proches intéressés eux-mêmes n'avaient guère prévue.

On trouverait difficilement un Concile préparé d'une manière aussi large, aussi profonde, aussi logique.

A peine, le 6 décembre 1864, Pie IX eut-il, pour la première fois, parlé de son grand projet, qu'aussitôt les travaux commencèrent pour le réaliser. Ils se poursuivirent cinq ans durant presque sans interruption.

Sur le désir du Pape, les cardinaux exposèrent séparément dans des mémoires détaillés leurs opinions sur les nécessités du temps et sur les questions à traiter dans le Concile. Des évêques de diverses nations furent également invités à indiquer les points de doctrine ou de discipline qu'ils voulaient voir discuter par le futur Concile. Le 9 mars i865, s'ouvrait la « Congrégation directrice spéciale pour les affaires du futur Concile général » (la commission centrale). Elle comprenait les cardinaux les plus en vue; dans ses séances, jusqu'au dernier mois de la période préparatoire, ils discu-

tèrent et réglèrent toutes les questions ayant quelque connexion avec les relations extérieures et la tenue intérieure du grand Synode. Pendant que cette commission centrale tranchait, d'après les précédents, les difficultés de forme, cinq commissions plus larges furent formées, comprenant des théologiens, des canonistes et/ des spécialistes, pris dans les clergés séculier et régulier des pays les plus différents. Elles travaillèrent à établir des projets pour les nombreux décrets de doctrine ou de discipline qui présenteraient aux délibérations des Pères du Concile les points signalés par les cardinaux et les évoques.

Les fruits de leurs laborieux efforts furent d'abord trois larges schéma dogmatiques.

Le schéma de Doctrina catholica contenait une condamnation fortement motivée du matérialisme, du panthéisme et du rationalisme absolu ; il traitait ensuite, dans « l'exposition de la doctrine catholique contre les principes du semi-rationalisme »,de la Révélation surnaturelle, de la foi divine et des rapports entre la science et la foi ; enfin suivait « l'exposition de la doctrine catholique contre des erreurs relatives à des dogmes particuliers)), la doctrine sur Dieu et la Création, sur l'incarnation, sur la Rédemption. Les deux dernières sections s'occupaient de l'état naturel et surnaturel de l'homme : la première contenait les thèses sur l'unité de l'espèce humaine, sur la nature de l'âme, en tant que forma corporis humani. La deuxième se subdivisait en chapitres sur la sainteté et la justice primitives de l'homme, sur la chute, le châtiment éternel de l'enfer, l'existence et la nécessité de la grâce surnaturelle méritée par le Christ (i).

Le second schéma dogmatique portait le titre de de Ecclesia Christi. Il se divisait en trois parties principales. La

(1) Comp. C. V., 507 a. sqq.

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