LES ECRITS HOSTILES AU CONCILE
cer absolument aucun jugement sur la première brochure ; celui qu'il porterait sur la seconde serait fort superficiel.
« Il me semblait, / écrit-il, que c'était l'ouvrage d'un homme qui, au mépris de la justice et de la vérité, raconte des faits en partie inventés, en partie dénaturés, et cherche à tout expliquer dans un mauvais sens. » Il ne pouvait pourtant pas, d'après ce qu'il avait retenu de ce livre, affirmer, sans risquer de dire une chose inexacte, que toutes les plaintes de l'auteur étaient injustes. Quant aux journaux, il ne connaissait que VAllgemeine, dont il attestait qu'il avait écrit sur le Concile improbitate insigni et mendacissimo calamo.
Le cardinal Rauscher n'a pas envoyé son exemplaire de protestation, mais une autre déclaration, qui est conservée aux archives dans le même volume que les protestations. Elle est ainsi conçue : Certe in publicis cujusvis idiomatis ephemeridibns, libellisque absque auetoris nomine passim editis per multa surit scripta,quœ probrosa mendacia contra S. Sedem et jura ej ns continent, imo fuerunt, qui in ipsum Bealissimum Patrem stylum acuere non vererentur. Haec igitur uniuersa, ubiciinque et a quocunque prolata sint, ex animo reprobo. Dolendum tamen est, nec ephemerides et libellos, qui inerrantiœ Pontificiœ causam agebant, intra veritatis caritatisque limites constitisse atque Antistites de conditionibus, sub quibus definitiones Pontificiœ infallibiles sint, a majori Patrum numéro dissentientes mendaciis et calumniis pessimis continuo impugnasse. /