‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 4)Chapitre 52 sur 129 · CHAPITRE PREMIER Le Concile après Ih quatrième séance publique · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Le Concile après Ih quatrième séance publique

A la fin de la 86e Congrégation générale du 16 juillet, le Saint-Père avait fait lire par le cardinal président un Monitum, déclarant qu'après la quatrième séance publique, il voulait continuer le Concile sans interruption ou prorogation. Cependant il accordait en même temps aux Pères une permission générale de quitter Rome pour quelques mois, dans le cas où des raisons de santé ou des affaires de diocèse réclameraient leur retour dans leur patrie. Celui qui voulait user de la permission n'avait qu'à annoncer par écrit son départ au secrétaire du Concile. Pour la fête de saint Martin, 12 novembre, tous devaient être de nouveau réunis dans la ville sainte (1).

Cette permission du Saiut-Père était conforme à un besoin réel. Par suite de l'activité ininterrompue dans les députations et les congrégations, et surtout par cette chaleur des dernières semaines, la santé de plusieurs membres du Concile avait .souffert. Ils avaient besoin d'un repos pris à l'air natal. Dans les diocèses aussi, la longue absence des pasteurs / se faisait sentir de bien des manières, tellement que leur retour, pour un temps plus ou moins long, paraissait

(1) C. V., 761 d. 479 b. sq.

s'imposer. Mais surtout les évêques français et allemands devaient regarder comme insupportable un plus long séjour dans un pays étranger, et comme urgent un départ précipité, alors que, le 19 juillet, lendemain de la séance publique, la guerre franco-allemande avait éclaté, menaçant patrie et troupeau de nombreuses et pénibles épreuves.

On comprend donc que peu de Pères fussent restés à Rome, et que parmi eux le plus grand nombre étaient des Orientaux, des évêques de Missions, des évêques de contrées éloignées, ou du moins de pays que ne menaçaient pas ces récents et terribles événements politiques. Des trois Congrégations générales qui eurent lieu jusqu'à la prorogation du Concile, la 87e comptait cent trente-six membres; la 88e, cent vingt-sept; la 89e, seulement cent quatre (1).

Vu ces circonstances, le cardinal président remit à plus tard la discussion des questions dogmatiques. Le 26 juillet, les Pères reçurent le schéma Saper apostolicis missionibus, avec ordre de présenter, comme de coutume, leurs remarques, au plus tard avant le 20 août (2). Comme le schéma (3) n'est pas venu dans la suite en délibération, nous n'avons pas à nous en occuper davantage.

Le 9 août, fut célébrée, par ordre du Pape, une messe solennelle des morts pour les membres décédés pendant la période déjà écoulée du Concile. Les Pères restés à Rome y assistèrent (4). Au 8 août 1870 étaient morts : le cardinal Gonella; XX. SS. Escalada, Odin, Monastyrski, Frascolla, Vasquez, Suarez Peredo, Mascarou-Laurence, Puigllat y Amigo, Gil y Buens, Biale, Devoucoux, Cardozo Ayres, Grant, Derry, Stahl, Cantimorri, Monserrat y Xavarro, l'abbé des Prémon-

(1) C. Y., 763 b. sqq.

(2) Ibid., 76-2 (1.

(3) Ibid., 682 d. sqq.

(4) Ibid., 762 d. sqq.

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