‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 4)Chapitre 54 sur 129 · SCHEMA « DE SEDE EPISCOPALI VACANTE · texte numérisé non relu

SCHEMA « DE SEDE EPISCOPALI VACANTE

moisi et ajoutait ensuite : Là où l'usage de choisir plusieurs ficaires capitulaires n'existe pas, il ne devrait pas être introluit; si on pouvait l'abolir, il fallait le faire; sinon il devrait Hre établi qu'un seul parmi les élus jouirait des pouvoirs l'administrateur de l'évèché, et que les autres lui seraient soumis en tout et pour tout. Quel est alors le premier? lemande le rapporteur. C'est celui qui a été choisi en premier ieu par le chapitre.

Nous omettons les passages du discours de MgrPayà qui se ;rouventdéjà dans le rapport écrit, communiqué plus haut.

Dans la suite, il indique entre autres les raisons pour esquelles défense a été faite au chapitre de se réserver une aartie de la juridiction du vicaire capitulaire, ou de l'écarter le sa charge après son élection. Dans les premiers débats, )n avait appris, par les communications des évêques de l'Amérique du Nord et du Sud, que dans quelques diocèses existait réellement l'usage de réserver au chapitre une partie de la juridiction, ou de ne choisir le vicaire capitulaire que pour in temps déterminé, environ deux ans, et de procéder enmite à une nouvelle élection. En Italie, dit-on, il y a des liocèses dans lesquels le chapitre s'arroge le droit d'enlever, selon son plaisir, sa fonction au vicaire capitulaire. Mais comme les conséquences en étaient funestes, les décisions, figurant au schéma, devaient entrer en vigueur, malgré tous les usages longtemps enracinés et malgré les lois contraires.

Quant à la fixation des revenus du vicaire capitulaire, on a, comme nous l'apprenons plus loin du rapporteur, vivement agité la question au sein delà Députation./ Quelques membres étaient d'avis que le Concile devait fixer lui-même la somme de ces revenus, et parlaient d'un quart ou d'un cinquième. D'autres en voulaient abandonner la décision aux synodes provinciaux ou aux métropolitains. C'est sur ce dernier parti qu'on tomba finalement d'accord, parce que de cette manière seulement on pouvait tenir compte des différentes conditions

de chaque diocèse, ce qui pour le Concile général était à pe près impossible.

Pour l'explication du dernier paragraphe, qui traite de l'empêchement de l'évêque par suite d'emprisonnement, etc., M-1 Paya y Rico remarque, conformément à la pensée de la Députation de la Discipline, que, si un évêque était empêché de gouverner son diocèse, il fallait toujours défendre l'autorité du chef du diocèse, et maintenir inébranlable le principe, que l'évêque reste évêque, quand même il languirait en prison ou en exil. Mais s'il ne pouvait absolument pas communiquer avec son troupeau, le vicaire général, ou une autre personne, désignée préalablement, gouvernerait le diocèse. Si ces personnes étaient aussi empêchées, le chapitre devrait choisir un nouveau vicaire capitulaire et en avertir le Siège Apostolique, dont il devait faire exécuter les ordres.

Les développements de l'orateur sur le deuxième et le troisième chapitre n'ajoutent rien d'essentiellement nouveau au rapport écrit. Il termine en indiquant les dangers imminents qui pourraient amener une fin précipitée du Concile, et il demande par suite qu'on procède rapidement (i).

Cette demande trouva cette fois-ci un accueil bienveillant. Le cardinal président ouvrit aussitôt le débat général sur le schéma, et deux orateurs seulement, XX. SS. Gandolfi et Crespo y Bautista, se présentèrent pour la parole.

M^'1 Gandolfi (2) se prononce pour une simplification plus grande encore que celle qui avait été proposée dans le schéma. Il pense que, dans les questions de discipline, on ne devait pas reculer si timidement devant un changement de procédé. Au concile de Trente, on avait introduit des changements dans le mariage, dans les sacrements et autres choses, sans que le monde se fût écroulé pour cela.

(1) Acla\ etc., IV li 349.

(2) Ibid., IV b. 349 sqq.

SCHÉMA « Dlî SEDE El'ISCOPALI VACANTE »

Il n'y mirait certainement/ pas d'inconvénient à étendre cette coutume, en usage dans les pays de missions, d'après laquelle celui qui a été désigné par l'évêque comme vicaire général se charge simplement du gouvernement, comme délégué du St-Siège. Le rapporteur parle aussi, de menées simôniaques, qui, d'après sa propre expérience, avaient eu lieu en Italie pour le choix d'un vicaire capitulaire, et il déclare qu'il faut introduire dans la constitution des mesures pour empêcher pareils abus. Il propose d'indiquer expressément dans le schéma, que le vicaire capitulaire peut être choisi dans le clergé d'autres diocèses. Et comme les chapitres avaient été réduits par les gouvernements à un plus petit nombre de membres, il conseille d'ajouter au collège des électeurs deux ou trois curés.

M«r Crespo (i), appelé alors à la tribune, veut seulement signaler quelques changements désirables. Il propose de donner un titre à ce schéma, ainsi qu'aux autres constitutions. Il fait encore remarquer que la vacance d'un évêché n'arrive pas seulement par décès, mais encore par déplacement et démission. Le schéma garde le silence sur ces éventualités; il faut aussi en parler. Il pourrait surgir des désaccords sur le moment où commençaient les huit jours dans l'espace desquels devait se faire le choix du vicaire capitulaire. Ce moment devait être fixé dans la constitution. Il faudrait aussi prescrire que le choix une fois fait devait être notifié de suite au Siège Apostolique, ainsi qu'au métropoli tain, ou, si l'Eglise privée de son pasteur était archiépiscopale, au plus ancien des évêques suffragants.

Ainsi se termina le débat général, et le président annonça le débat spécial sur le premier chapitre, pour lequel trois orateurs s'étaient annoncés : 1£* Ferré, M*- Zunnui Casula et Mgr di Lacerda.

(1) A.'lo, etc., IV b. 332 sqq.

MP' Ferré désire que les qualités requises pour l'élection du vicaire capitulaire soient présentées de manière à ce qu'il ne soit pas facile de faire opposition à l'élection pour défaut de l'une ou l'autre de ces qualités. Il propose la formule suivante : Sanam profiteatnr doctrinam, scientia et prudentia suffîcienti polleat, nec ulla sive ecclesiasticae censura?, sive immoralitatis nota sit inustus.j

Quant à la fixation de la portion congrue destinée au vicaire capitulaire, il voudrait la voir exprimée de manière à avoir égard aux différentes conditions de chaque diocèse (i).

M-1 Zunnui Casula (2) propose une série d'amendements. Il faut indiquer, en termes formels, que la majorité des voix est nécessaire pour la validité d'une élection. Là qualité de docteur ou P roi y ta de théologie ou de droit canonique doit être de nouveau exigée pour l'éligibilité. Sous peine de nullité de l'élection, il doit être défendu aux électeurs de voter pour eux-mêmes. Au lieu de ne dispenser le vicaire capitulaire de l'office du chœur qu'aux jours et aux heures où il en est empêché par sa fonction, il vaudrait mieux l'exempter entièrement de cette obligation, car une exemption conditionnelle ne fait que susciter des scrupules et des inquiétudes.

Cette dernière proposition est répétée par aF1 di Lacerda (3). Il s'occupe ensuite des qualités requises pour le vicaire capitulaire. Quelques-uns demandent vingt-cinq ans d'âge. Il se plaint qu'il y ait parfois manque de vertu; il ne veut cependant pas que la vertu soit une condition pour la validité de l'élection parce que l'invalidité de l'élection enlève à l'élu sa juridiction, ce qui entraîne pour les fidèles les conséquences les plus graves.

(lj tbid., IV h. 354 sq.

(2) Ibid., IV l>. 356 sq.

(3) Ibid., IV I). 357 sqq.

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