SCHEMA <■<■ DE SEDE EP1SC0PALI VACANTE
M81" Caiscal y Estrade (i) parla le premier sur le deuxième chapitre. A son avis, il fallait déclarer formellement dans le schéma que, si, dans la collation des bénéfices paroissiaux, deux candidats se partageaient exactement les voix des examinateurs, la préférence fût accordée à celui qui avait obtenu le suffrage du vicaire capitulaire.
Mgr Ferré (2) propose de défendre aux vicaires capitulaires particulièrement tout changement dans les dispositions qui concernent l'éducation du clergé, ou qui auraient été prises par les évoques précédents pour la prospérité temporelle ou spirituelle des séminaires, cures, et autres fondations pieuses. Par contre, il ne voit pas de raison suffisante de changer le droit en vigueur, qui donnait aux vicaires capitulaires la nomination aux paroisses.
Mgr Zunnui Casula (3) est d'un autre avis. Il croit que la collation des bénéfices à charge d'âmes doit, à cause de sa plus grande importance, être réservée au nouvel évêque. Il propose encore quelques légers changements au schéma.
M"1' di Lacerda(4), à son tour, prend la parole. Tenant surtout compte de la situation spéciale des affaires ecclésiastiques au Brésil, il demande qu'on ne dise pas dans le schéma que le vicaire capitulaire annonce le concours, mais peut l'annoncer, pour lui conserver la liberté en face du gouvernement, qui désire les concours afin de récompenser les piètres pour les services rendus à l'Etat. C'est ainsi que se termina la discussion du deuxième chapitre.
Mgr Vasconcellos Pereira de Kello, évêque de Lamego (Portugal), s'était seul fait inscrire comme orateur sur le troisième chapitre.
(l)Ibid., IV b. 359 sq.
(2) Ibid., IV b. 360 sqq.
(3) Acta, etc., IV b. 362 sq.
(4) Ibid., IV b. 363 sq.
Son discours (i) nous donne un triste aperçu de la situation présente de l'Eglise dans sa patrie. Il prie les Pères réunis de ne pas faire de lois nouvelles par rapport à ces diocèses qui n'ont pas de chapitre ou qui, à l'avenir, n'en auront plus, et qui, par contre, sont encore réunis avec d'autres diocèses en province ecclésiastique. Si l'on maintenait malgré cela les prescriptions du schéma, que, du moins, à la clause, que chaque évoque ou administrateur de l'évêché devait désigner un représentant qui, après sa mort, gouvernerait le diocèse, on voulût bien ajouter : Quodsi pfœscriptee conditioncs posthabitge fiierint, metropoiita, aut sede vacante capitulum cathédrale metropolitamun, aut etiam hoc déficiente provinciœ antiquior episcopus pro ea vice vicarium deputabit. L'orateur déclare qu'il est forcé, par le triste état de l'Eglise de sa patrie, minée par la révolution, dont les souffrances peuvent aussi s'étendre à d'autres contrées, de faire une telle proposition. En Portugal, quelques diocèses n'avaient jamais eu de chapitre, d'autres perdraient sous peu le leur. Le gouvernement avait déjà rédigé une loi, par laquelle la plupart «les églises cathédrales seraient privées de leur chapitre. Il n'était pas non plus possible aux évoques, comme le demandait le schéma, de nommer des vicaires pour leur succéder. Depuis i834, presque tous les séminaires avaient été fermés plusieurs dizaines d'années, et l'éducation du clergé en avait beaucoup souffert. On y manquait de professeurs pour les' séminaires, et de prêtres qui pourraient ou voudraient être investis de la charge/ de vicaire général. Ils étaient aussi à peine en état de se nourrir avec leur misérable revenu. La difficulté augmentait encore par suite des différents partis politiques qu'avaient embrassés les ecclésiastiques. Cette opposition des partis suffisait pour en écarter plusieurs de cette charge. L'évêque indique encore quelques autres dilïi-
(1) Ibid., IV b. 365. sqq.